‹ Les Irido-Cyclites lépreusesChapitre 15 sur 26 · VX. GE · texte numérisé non relu

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tue le module lépreux. On admet avec Hansen et Bull que l’infiltration lépreuse intéresse plus volontiers la partie du stroma située entre le sphincter et les fibres du dilatateur de la pupille. Mais le foyer peut se localiser en tout autre point : la zône sphinctérienne, la racine de l'iris, les couches superficielles du stroma. Ces lésions peuvent apparaître sous forme de foyers distincts ou sous forme d’une invasion diffuse de tout le diaphragme irien. On constate tous les degrés dans l’intensité des lésions, depuis les désordres légers jusqu'aux perturbations les plus importantes.

Les variétés anatomiques. — La classification adoptée pour la clinique est encore valable pour l'étude anatomique. Ici cependant les cloisons qui séparent deux formes d’iritis sont beaucoup moins nettes. Une forme étiquetée cliniquement à nodule solitaire peut montrer à l’examen anatomique outre de grosses lésions de la racine de l'iris, des lésions de la région sphinctérienne d’ordre microscopique.

Par ailleurs, la littérature médicale que nous possédons est assez pauvre en études anatomo-pathologiques des iritis lépreuses, à tel point que nous n’avons pu trouver de détails de cet ordre concernant les iritis séreuses que les auteurs décrivent en clinique et les iritis atrophiques individualisées par Morax. Plus nombreux sont les documents relätifs aux iritis proliférantes. Dans l’iritis à nodule solitaire, la racine de l’iris est déformée.

Elle est occupée par un tissu de granulations dans lequel on peut reconnaitre de nombreux bacilles

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de Hansen, tissu qui ne se cantonne pas dans l'iris, mais envoie des fusées leucocytobactériennes dans le corps ciliaire et dans la cornée. La face antérieure de la racine de l’iris est reliée à la face postérieure de la cornée par une trame conjonctive Jâche présentant de nombreuses cellules jeunes ainsi que des cellules lépreuses. On y reconnait des débris déformés de membrane de Descemet.

La couche pigmentaire a perdu de son individualité histologique ; on remarque son absence par places. Des cellules pigmentées en abondance voisinent avec les cellules du tissu granuleux. Un tissu connectif de nouvelle formation unit la face postérieure de la membrane irienne au corps ciliaire. Par ailleurs, le stroma est atrophique, l’endothélium desquame, l’épithélium pigmentaire tend à se détacher.

C’est au voisinage de la pupille que l’on observe des nodules de volume moyen ; ils correspondent, du point de vue microscopique, à des foyers constitués de cellules mononucléaires et de cellules lépreuses. Leur abondance est felle qu’elles arrivent à bomber dans la chambre antérieure. Elles entourent le sphincter, pénètrent dans son intimité, dissocient les fibres musculaires, remontent le long des couches profondes du stroma vers la base de l'iris. On constate en outre des modifications variées des différents plans iriens, modifications que nous avons déja décrites.

Nous devons à Morax une bonne étude anatomique de la forme miliaire. Sur un fragment d’iris prélevé au cours d’une iridectomie, cet auteur a trouvé des lacunes circulaires remplies de bacilles

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