‹ Les Irido-Cyclites lépreusesChapitre 16 sur 26 · LE N VERS · texte numérisé non relu

LE N VERS

Rae 2

de Hansen et entourées d’un petit nombre d'éléments cellulaires ( 15 à 16), l'ensemble représentant vraisemblablement un Jléprome minuscule correspondant sans doute au « point blanc » découvert à la lampe à fente. Ces formations sont réparties sans ordre dans les étages superficiels d’un iris atrophique.

Les lésions avancées. —Dans les globes désorganisés par l’infection lépreuse, E. Francke (communication au congrès d’Utrecht, 1899) relate les altérations irido-ciliaires ainsi : « ... On ne trouve pas trace de l'iris. (Dans un cas) l’espace qui sépare la cornée du cristallin est occupé par un tissu de néoformation dense. (Dans l’autre cas), en arrière du tissu conjonctif qui a entièrement remplacé la cornée, s’étend jusqu’au corps vitré qu’il pénètre par places, un riche tissu de granulations dans lequel on ne trouve rien qui rappelle l'iris, le cristallin ei sa capsule. Ce tissu, mêlé d’exsudats fibrineux fourmille de bacilles de Hansen ».

Les lésions de l'iris n’occupent d’ailleurs qu’une faible place dans les descriptions de Francke qui réserve de plus longs développements aux désordres profonds qui atteignent simultanément toutes les autres membranes des yeux considérés.

Tant il est vrai que les lésions iriennes, pour importante que soit leur part dans la pathogénésie de la cécité des lépreux, ne sont cependant jamais isolées ; elles font partie d’un tout évolutif.

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