‹ Les Irido-Cyclites lépreusesChapitre 19 sur 26 · RAGE · texte numérisé non relu

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vers la conjonctive épibulbaire en traversant la coque sclérale. Son ouverture dans la chambre antérieure donne naissance à l’hypopion qui se collecte dans les régions déclives. La néoformation syphilitique constitue un « staphylome limbique » quand elle effondre la scière et fait saillie sous la conjonctive. Après sa déhiscence et l’issue des produits qu’elle contient, une cicatrice déprimée et de couleur ardoisée marque la place qu’elle occupait.

Dans tous les cas la preuve de la syphilis doit être demandée d’une part aux réactions sérologiques et d'autre part aux résultats du traitement d’épreuve (médication mercurielle associée aux iodures).

La base de l'iris peut être aussi envahie par une gomme tuberculeuse. De coloration grisâtre, elle est richement vascularisée. À l’examen biomicroscopique, on constate que la lésion centrale volumineuse est entourée de lésions de petites dimensions. L’iritis proliférante tuberculeuse s’accompagne de vives douleurs : douleurs ciliaires et douleurs liées à l’hypertension intra-oculaire. L’injection périkératique, la photophobie, le larmoiement escortent les phénomènes doulourdux. La constatation de ces signes, et surtout l'importance de la douleur, doit toujours faire songer à la tuberculose ; dans certains cas, un fragment de tumeur prélevé et inoculé au cobbaye permet d’obtenir une certitude sur la nature tuberculeuse de l’affection.

Parmi les iritis à nodules moyens, le seul diagnostic à discuter est celui de syphilis. À la pério- &e secondaire, la syphilis donne parfois lieu à la formation de petites saillies hémisphériques du vo-

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