DUT
lume d’une tête d’épingle qui siègent au voisinage de l’orifice pupillaire. Leur coloration va du jaune orangé au brun rougeâtre. La surface en est tomenteuse et recouverte de fins vaisseaux. La coexistence de zônes d'infiltration et de plages d’atrophie serait pour Wood en faveur du diagnostic de syphilis. Dans ce cas encore des arguments importants sont apportés par les résultats positifs des réactions sérologiques.
En face de lésions miliaires, il faut éliminer ia tuberculose et ia peste.
Dans la tuberculose miliaire, les petites productions iriennes grises d’abord, puis jaunes s’accompagnent d’altération considérable de l’acuité visuelle, d’exsudats pupillaires, de troubles de l’humeur aqueuse, d’hyphéma, d’hypopion. On constate rarement de dépôts pigmentaires sur la descemet.
La peste peut donner des iritis à petits grains blancs arrondis, sailiants, comme globuleux, répartis sur toute la surface d’un iris épaissi et verdâtre. La pupille est encombrée d’exsudats et adhérente. Ce diagnostic est, en général, facile à éliminer, Car les accidents de ce genre sont aisément rapportés à leur cause, en pleine évolution d’une affection dès longtemps caractérisée. Au reste, la ponction de la chambre antérieure achèverait de lever tous les doutes en montrant des colonies pures de bacilles de Yersin.
Quand, pour chaque forme clinique d’iritis. ces diagnostics auront pu être éliminés, il faudra penser à la lèpre et on tentera de faire la preuve de cette affection.
L'oculiste ne peut manquer de vérifier l’état des