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différents plans du globe ; comme dans un grand :’0mbre de lésions oculaires, l'examen spécialisé doit, pour avoir une valeur scientifique, être doublé d’un examen général du malade.
L’examen du fond d’œil est très souvent impossible dans les cas d’iritis en raison de létroitesse et de la rigidité pupillaire d’une part, et d’autre part de la fréquence des exsudats. [1 ne faudra pas rattacher à un gérontoxon les lésions cornéennes dues à la lèpre, à une kératite syphilitique, la kératite interstitielle ou profonde à bacille de Hansen. Un examen général minutieux fera découvrir une alopécie sourcillière ou ciliaire, des nodosités sur le visage ou sur le corps, des tâches apigmentées, des troubles de la sensibilité. Des recherches de laboratoire sont nécessaires au diagnostic. La plus courante est la recherche du bacille de Hansen dans les frottis de mucus nasal (1).
On le recherche également dans les follicules pileux des cils et des sourcils (cette colonisation du bulbe pileux par le bacille de Hansen serait très précoce).
L’étude des anomalies de l’empreinte digitale constituerait un mode de dépistage rapide et simple de la lèpre au début.
(4) Un point de pathogénie générale de la lèpre est intéressant à rappeler ici. On explique en effet les lésions de la muqueuse pituitaire par le passage des germes du cul-de-sac conjonctival dans le nez. Une des portes d’entrée principales serait selon certains auteurs la conjonctive oculaire. Cette hypothèse est étayée par la fréquence et la précocité des lésions oculaires du point de vue clinique comme du point de vue bactériologique.