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que par la diversité de leurs coloris. Il en est aussi dont le feuillage est marginé de blanc ou de jaune et d'un effet très décoratif.
Les Iris constituent aussi de riches et belles floraisons qui, suivant les espèces et leurs variétés, se succedent de novembre à juillet, de sorte qu'on peut, dans les cultures, aussi réduites soient-elles, avec quelques châssis et un choix judicieux d'espèces, avoir une succession ininterrompue de plantes en fleurs pendant neuf mois de l’année ; et n'est-ce pas une joie très appréciable que de voir depuis les jours sombres de novembre jusqu’à la saison des roses les Zris alata, stylosa Bakeriana, Histrio, histrioides, persica, reticulata et reticulata Krelager, Danfordiæ, Rosenbachiana, nous montrer leurs charmantes fleurs alors que la terre est encore couverte de neige? Elles sont immédiatement remplacées par les Zris caucasica, assyriaca, sindjarensis, les Iris de la section des Oncocyclus sous châssis, les Z. pumila; puis viennent, les Z. anglica, Mispanica, Boissieri, busitanica, filifolia, (etc.) et les [ris des sections Pogoniris et Apogon.
Beaucoup d’Iris se laissent cultiver en pots et même forcer lentement, notamment les espèces bulbeuses. Leur floraison peut aussi être avancée de plusieurs semaines”.
La culture des Iris est en général assez facile, quoique les procédés varient avec les espèces. Aussi pour
! Le forçage des plantes peut avoir un avantage horticole, mais il n’est pas à conseiller à l’artiste et au botaniste qui tiennent à l’aspect et à la forme plus qu’à la couleur. (H. C.)
arriver à un bon résultat il est nécessaire de connaître la nature de chacune d’elles et leurs conditions d’existence. |
On distingue plusieurs catégories d’Iris; les Iris rustiques, les mi-rustiques et les non rustiques, qui, en hiver sous le climat parisien, exigent une couverture de branchage et de châssis.
Ces trois catégories se subdivisent en Iris de terre ordinaire, Iris de terre humide et Iris de terre calcaire. Dans le chapitre « Description » nous avons donné quelques renseignements sur lesquels nous n’AVONS pas à revenir.
Les Iris que nous considérons comme rustiques, mirustiques et non rustiques sont ceux qui sont reconnus comme tels sous le climat de Paris ou sous celui de Genève qui est sensiblement lé même. En Vendée comme en Angleterre et à Haarlem, presque tous les Iris sont rustiques ou mi-rustiques.
D'une manière générale nous conseillons d’agir avec prudence pour les espèces dont le degré de rusticité n'est pas suffisamment établi et de les couvrir en hiver plutôt que de risquer de voir les plantes détruites par les gelées, ou au moins fortement compromises dans leur végétation et leur floraison.
On aura donc soin de planter les Iris mi-rustiques dans les endroits les plus abrités du jardin, au pied d’un mur exposé au soleil, à l’abri des grands arbres, en casiers (etc.). Les abris d'hiver seront faits de feuilles sèches, de paillassons, de branchages épais, de plantes à feuilles persistantes, telles que laurier, sapin