‹ Les iris dans les jardinsChapitre 93 sur 111 · HAL 4 LA ST NES · texte numérisé non relu

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(etc.). Les paillassons et les branchages sont préférables aux simples feuilles pour la confection de ces abris. Ils sont plus propres et ont l'avantage de n'être pas entraînés par les vents et de pouvoir s'enlever aisément toutes les fois que la douceur de la température le permet. Notons en effet que ces plantes gagnent beaucoup à être débarrassées de temps en temps de ces couvertures. Cela leur permet de recevoir plus directement l'air, la lumière et la chaleur des rayons solaires. Elles auront aussi moins à souffrir de l’étiolement et la végétation du printemps en sera plus luxuriante.

Les Iris non rustiques seront simplement hivernés en serre ou placés sous châssis froid que l’on recouvrira pendant les grands froids.

Du sol. — Nous avons divisé les Iris en trois catégories d’après la nature du sol qui paraît le plus favorable à leur culture. L'étude du sol où croissent spontanément les Iris, le résultat des expériences faites par les meilleurs cultivateurs et nos observations personnelles nous ont démontré que, d’une manière générale, la presque totalité des Iris peut être cultivée avec suceès dans la terre ordinaire, dans la terre calcaire ou dans la terre humide.

Nous considérons comme terre ordinaire une bonne terre de jardin — terre franche ou terre à blé — saine. substantielle, légère et plutôt sèche qu'humide.

La terre calcaire, qui doit être de nature légère et sèche, est un mélange de la terre ordinaire dont nous venons de parler, de sable calcaire, ou à défaut de gru-

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meaux calcaires‘. L'élément calcaire doit entrer dans cette composition dans la proportion de 10 ‘/, environ.

La terre humide est une bonne terre saine et substantielle plutôt forte que légère et susceptible de conserver pendant les saisons chaudes et sèches une certaine somme d'humidité naturelle qui si elle fait défaut. sera donnée artificiellement.

Les Iris, surtout les espèces à rhizomes, sont peu avides d'engrais. Il est même essentiel de peu fumer ces derniers, car une trop forte végétation se fait toujours au détriment dela floraison en même temps qu'elle est pernicieuse à la bonne conservation des rh1zomes au moment des pluies d'automne et des rigueurs de l'hiver. Les espèces bulbeuses réclament une fumure plus copieuse, mais encore une fois, jamais exagérée.

De tous les engrais préconisés en horticulture, le terreau de fumier bien consommé est celui qui est par-

ticulièrement recommandé pour cet usage ; le fumier neuf leur est contraire comme il est nuisible, du reste, à tous les oignons à fleurs.

I] va sans dire, que les plantes cultivées en pots recevront cette même terre, mais en y ajoutant un plus copieux amendement.

! On obtient les grumeaux calcaires par la préparation au préalable d’un mortier de chaux et de sable qu’on laisse sécher. On concasse ensuite ce mélange par petits morceaux et si l’on juge nécessaire on passe au crible de manière à obtenir des grumeaux pouvant atteindre environ la grosseur d’un pois. Les terres ou délivres des démolitions, celles qui contiennent de la chaux, peuvent aussi être avantageusement employées à cet effet, et dans les mêmes proportions.

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