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ESPÈCES BULBEUSES

Plantation. — L'époque de plantation la plus favorable pour les espèces bulbeuses est fin été ou commencement automne. Néanmoins on peut planter jusqu’en novembre les espèces à végétation tardive. Il est seulement à observer que les bulbes plantés trop tard produisent généralement des plantes d’une végétation bien inférieure à ceux plantés plus tôt. La floraison est aussi moins abondante et plus chétive.

On plante en pleine terre, sous châssis froid ou casier eten pots suivant le tempérament des espèces et les usages auxquels on les destine.

Culture en pleine terre. — Pour la culture en pleine terre, on choisit un endroit bien éclairé car les Iris réclament par dessus tout, les rayons du soleil. Leur place est toute marquée à côté d’autres fleurs d'été telles que les rosiers. Des corbeilles, des lignes de bordures, des plates-bandes (etc.) gagneraient à être garnies de ces gracieuses fleurs. Si les espèces et les variétés sont disposées avec goût, l'œil du promeneur sera charmé de l'effet produit par la diversité des tons et des couleurs.

Le terrain étant bien préparé on prend les bulbes de force à fleurir et on les plante en ouvrant des creux d'une profondeur de 8 à 10 centimètres et distants de 8 à 29 centimètres les uns des autres suivant les espèces et le développement que celles-ci sont susceptibles

d'acquérir. On recouvre le bulbe avec la terre retirée du creux et on tasse légèrement.

Les caïeux qui ne doivent fleurir que les années euivantes seront plantés séparément comme il est dit au chapitre de la « Multiplication ».

La plantation terminée, il faut la surveiller avec attention, surtout pendant toute la période de végéta-

tion. On aura soin de tenir le sol toujours propre, de

protéger les plantes contre les gelées par des couvertu-

res suffisantes, d'enlever ces couvertures toutes les fois

que la températurele permettra, deles supprimer complètement lorsque les gelées ne seront plus à craindre. Un binage sera alors de rigueur pour obtenir l’ameublissement du sol. Enfin, au moment de la floraison, il faudra protéger les fleurs contre les intempéries et les brusques changements de température assez fréquents

à cette époque de l’année, et leur faire éviter les gi-

boulées de grésil, les gelées printanières (etc.) avec des toiles ou autres abris volants comme on le fait pour les Jacinthes et les Tulipes.

Les arrosages ne seront guère utiles pour les espèces à floraison tardive et seulement dans le cas ou la chaleur et la sécheresse de la terre se manifesteraient trop

promptement : on peut obvier quelque peu à cet inconvénient par un léger paillis de fumier étendu sur le

sol. Après la floraison, il ne reste plus qu’à laisser les plantes se mürir — graines et bulbes — et cela sans aucun soin particulier. On veillera seulement aux graines en temps opportun si on tient à les récolter: dans ce Cas on ne coupera les capsules que lorsqu'elles com-

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menceront à s'ouvrir, c'est en effet l'indice de la prochaine maturité des graines.

Les bulbes sont parvenus à maturité complète lorsque les feuilles et les tiges sont dans un état entier de dessication. À ce moment on peut vaquer à la récolte des bulbes qui, s'ils ne sont pas plantés de suite, seront exposés à l'ombre dans un endroit sec et aéré, jamais au soleil, puis divisés et nettoyés en se gardant bien toutefois de supprimer les racines charnues dont sont munis les bulbes de certaines espèces. On les conservera jusqu'à la plantation dans des boîtes ouvertes dans lesquelles on fera entrer un peu de sable fin très sec. Le tout sera placé à l'abri des rongeurs.

Bien que les Iris bulbeux puissent être transplantés tous les ans avec succès, on peut, si l'humidité du sol n'est pas trop abondante en été, les laisser plusieurs années à la même place sans que cela nuise à leur développement ultérieur. Il est même certain que les espèces qui ne donnent guère de caïeux gagnent, dans ces conditions, à être laissées deux ou trois ans à la même place.

Dans les localités où le sol n’est jamais sec en été, il y a lieu de relever les bulbes tous les ans aussitôt qu'ils sont mürs, pour les replanter à la saison normale. Ils ont alors subi un repos complet. Sans cette précaution les bulbes, une fois mürs, recommencent à végéter, de sorte qu'ils sont quelquefois entièrement développés avant l'hiver. Si, alors, le froid sévit avec tant soit peu

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