‹ Les irresponsables devant la justiceChapitre 11 sur 115 · LES DÉBUTS DE LA MÉDECINE LÉGALE · texte numérisé non relu

LES DÉBUTS DE LA MÉDECINE LÉGALE

qae, devant ce mouvement, les habitudes judiciaires aient dû se transformer, et que, pour être à la hauteur de cette évolution scientifique dans le domaine de la médecine légale, les Traités de cette science aient dù subir des retouches périodicpes, bien fréquentes, sous peine de méconnaître un des plus grands progrès de la médecine, dans ses rapports avec la justice.

D'un autre côté, les travaux de Pinel, et de son élève Esquirol sur la monomanie et le rôle qu'elle joue dans les actes regardés jusque-là, sans hésitation, comme des actes criminels, avaient ouvert une voie nouvelle, et soumis la doctrine de la responsabilité à mie première épreuve.

Orfila disait, dès 1823, dans ses Leçons de médecine légale :

« C'est aux lumières et à la probité des médecins que doit être exclusivement réservé le droit de juger chaque espèce et de donner aux tribunaux les seuls éléments sur lesquels puissent être raisonnablement fondés des jugements équitables. Je ne saurais donc assez engager les magistrats à renoncer à cet égard aux idées erronées dont ils sont imbus, à suivre la marche et les progrès de la science, et surtout, dans chaque espèce, à consulter les médecins consciencieux qui se sont particulièrement voués à l'étude des aliénations mentales. »

Toutefois, les théories, même professées avec

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