I.E PRINCIPE DE LA RESPONSABILITÉ
d'analyse à la portée peut-être de la psj^chologie, mais non à celle de la justice. Ainsi pensait-elle, ainsi pensait le magistrat qui avait reçu les révélations de la mère de Papavoine, de ses parents, de ses amis, attestant qu'il existait en lui une sombre hjpochondrie. Et l'on vit un procureur-général, comme M. Bellart, rédiger l'acte d'accusation, d'une plume fleurie, sans déranger une pièce à l'échafaudage de la culpabilité.
« ... Pendant le procès, Paillet invoqua la folie de Papavoine, et cita l'opinion des médecins, pour justifier sa manière de voir.
« ... Papavoine fut condamné ; ce fut lors du recours en grâce seulement qu'il fut question pour la première fois d'un jury de médecins... L'instruction s'était poursuivie et terminée sans examen médical. >
Paillet avait fait adresser au Roi un recours en grâce par la mère du condamné ; Odilon Barrot, à qui il l'avait communiqué pour avis, lui écrivait :
« Demandez une espèce de révision par un jur}' de médecins, beaucoup plus compétent que celui qui a jugé ( ') ! »
Le premier, Paillet avait invoqué l'irresponsabilité de son client.
La voie était tracée pour les défenseurs ; la porte
(i) Le Bcrquier, Préface des plaidoii ics cl discours de Paillet, i88r.