‹ Les irresponsables devant la justiceChapitre 17 sur 115 · I.'lRRESPONSABILITK · texte numérisé non relu

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pourra invoquer une de ces causes? Quel médecin osera nier cette influence ? Qui saura rester dans la mesure ?

Dégénérescences, malformations, lésions des centres nerveux, voilà encore des infirmités, des maladies au ph3^sique et peut-être au moral ; voilà des états physiques qui peuvent retentir sur l'organe de la volonté.

Ce prévenu n'est-il pas une victime de son tempérament ; n'est-il pas un instinctif? Cet autre ne porte-t-il pas l'empreinte fatale d'une éducation vicieuse, ou d'un milieu social qui l'a faussé moralement, et a détruit en lui la responsabilité ?

Enfin, longtemps, des années peut-être, avam de commettre un fait qualifié crime, tel prévenu n'at-il pas fait une chute, reçu un coup? N'a-t-il pas éti victime d'un accident de chemin de fer? N'a-t-il pa^ été blessé, peut-être seulement ébranlé dans son sy s tème nerveux, — ce qui n'est pas moins grave (' ) — Comment savoir si la lésion qui a pu se pro duire, qui peut avoir laissé, ou non, des traces, n'es point la cause, l'excuse du crime commis, à quelqu distance que ce soit de l'accident invoqué par la dé fense, constaté par l'expert ?

Que de candidats à l'irresponsabilité partielle oi absolue mettent chaque jour à l'épreuve et

(i) Ch. Vibert, Étitde midko-UgaU sur les blessures produites p accidents de chemin de fer, Paris, J.-B. Baillière, 1888.

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