QUELQUES EXEMPLES FRAPPANTS
ini
lient de dérouter la sagacité du médecin commis ar la justice !
La phrénologie, la crânioscopie, étaient depuis ongtemps discréditées. Mais il 3^ a une science qui ffirme « le type criminel », l'existence du « criuinel-né », et la valeur de certaines anomalies, pour éduire à néant chez ces nombreux types d'anornaux toute responsabilité.
Voici encore l'hypnotisme, la suggestion, avec out le tapage malsain qui s'est fait et se fait en- • ore autour de l'étrange et du merveilleux. Qui lonserve son jugement en ces questions trou- )lantes, où les faits ne sont pas moins sujets à contestation que les interprétations que chacun m prétend tirer ? Et le. médecin-expert doit se prononcer sur la responsabilité d'êtres exceptionnelleiient organisés ou modifiés par un entraînement auspect !
Obscurités, idées contradictoires, qui vont proiter à l'inculpé ! Est-elle donc de mise en ces difficiles problèmes, la rigueur scientifique? Et puis, le s'agit-il pas de sauver la tète d'un homme ou .'honneur d'une famille ?
Mais cela n'est rien encore.
Vn jour, un professeur d'anthropologie monte n chaire, et pose magistralement, et avec force arguments, les principes suivants :
« Les criminels, disait-il, et les aliénés criminels
l'irresponsabilitk
ne constituent point deux espèces profondément distinctes ; les mobiles c[m poussent les aliénés aux crimes ne diffèrent point, dans la grande majorité des cas, de ceux qui animent les criminels non aliénés. Et d'un autre côté, les raisons pour lesquelles on est frappé d'aliénation ont la même origine que celles qui transforment le fou en homme raisonnable. Ce sont là des résultats de modifications sur lesquelles l'individu n'a aucun pouvoir. La volonté n'entre pour rien dans la maladie ou dans la guérison ; si quelque élément joue un rôle dans la production de ces faits, cet élément est extérieur à l'individu et hors de la portée volontaire. Le crime et la folie sont deux formes de la déchéance organique cérébro-mentale.
« Il est impossible de rattacher à un quid incorporel les motifs de nos actions : celles-ci dépendent donc directement de notre constitution organique, plus ou moins favorisée par les circonstances de miheu social inséparables de l'étude de l'homme. En d'autres termes, l'homme ne saurait être moralement responsable de ses actes, pas plus qu'il ne l'est des maladies qu'il apporte en naissant ou qu^'il a contractées dans le cours de sa vie. »
La thèse de Daily fit quelque bruit, il y a vingt ans, à la société médico-psychologique, où il l'avait soutenue, non sans talent.
Mais depuis, l'école d'anthropologie criminelle