ORIGINES ET AUTORITES
En devenant le droit de l'univers connu, ce sont ces idées, ces principes, que le droit romain porta à tous les pays du monde, pour en faire la base du droit et des législations de tous les peuples civilisés.
A ce caractère d'universalité, à cette autorité fondée sur la raison la plus éminente, s'ajouta la haute sanction donnée à ces mêmes principes par les Écritures ('), par les écrits des Pères (*), des théologiens ('), les décisions des Conciles ('). Enfin, pour qu'il ne manquât aucune autorité théorique à des doctrines qui avaient dominé le droit et assuré la justice dans le monde ancien et dans toute cette longue période qui s'étendit du monde ancien au monde moderne, les écrivains, les moraUstes, les
Cicero, De Icgilnis, lib. I, §§ 7, 9, 10, 16 ; — lib. II, §§ 4> 5> 7. 9! — lib. III, §§ 3, 20. — De Repuhl., lib. VI, § 3. — P'-o mil-. § 63. — De ofjiciis, lib. m. — Tiisciilan. Oiicest., lib. IV. — De nal. Deor., lib. II.
Senec, Episl. CXIII. — Qiuest. in Pra^f., III, etc. — Les Jurisconsultes romains et les poètes.
(L'auteur donne ces références bibliographiques, et celles de la page suivante, à titre de premières indications, à l'adresse de ceux — trop rares aujourd'hui — qui, à propos des questions les plus modernes, n'estiment pas qu'il soit sans profit de consulter les antécédents.)
(1) Gen., IV, 7. — Eccli., XV, 14, 1$, 16, 17, 18. Paul ad Rom., Il, 14 ; — VII, 15 ; — XIII, 5.
(2) S. August., De diiab. aiiiin. contra Manich., cap. x, xr, n" 14 et 15. ( 5) S. Bonav., Coinpend. Theolog. veriialis, lib. II, cap. liv, lviii.
S. 'l'hom. Aquin, Stimma cont. Geulil., CLXxxvin. — De legibus, etc. — Les mêmes principes sont affirmés par les modernes : Gury, Comp. Thcol. inor. De legibus; — Lehmkull, Thcol. nwr.
(4) Conc. Trid., Sess., VI ; — can., IV.