‹ Les irresponsables devant la justiceChapitre 7 sur 115 · LE PRINCIPE DE I.A RESPONSABIMIÉ · texte numérisé non relu

LE PRINCIPE DE I.A RESPONSABIMIÉ

philosophes, les juristes des XVP et XVIP siècles, qui ont porté si haut l'étude et la connaissance de l'esprit humain, ont affirmé, démontré la vérité d'une doctrine qui, du même coup, consacrait la dignité humaine et sauvegardait si bien les intérêts de la société ('). Aussi, même après les sarcasmes et les doutes du XVIIP siècle, retrouve-t-on encore la même affirmation de la liberté morale et de la responsabilité dans les écrits des philosophes et des jurisconsultes du commencement du XIX^ siècle (*).

Comment donc cette doctrine s'est-elle affaiblie, malgré de si éminents et de si unanimes défenseurs?

Que les idées, que la philosophie du XVIIP siècle et de l'Encyclopédie, y aient contribué pour une large part, c'est incontestable. Mais encore, ces idées, cette philosophie, qui donc les porta au prétoire, et les fit accepter d'une magistrature qui devait être — car le mal remonte au premier tiers du siècle — peu disposée à accueillir ces nouveautés ?

(1) Bossuet, Trailé du libre arbitre, p. 275, 277. Leibniz, Essais de Théodicée.

Péiiclon, Œuv. philos., p. 212, 215.

Montesquieu, Esprit des lois, liv. I, chap. i.

Kant, Priiic. inctaph. de la science du droit; Princ. métaph. de la worali.

(2) Victor Cousin, Du vrai, du beau et du bien, p. 398 et note. Boitard, Droit criminel, p. 21.

Ortolan, Cours de législation pénale comparée. Introduction philosophique.

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