DÉTAILS D'UNE DES ARCHES
faciliter les manœuvres. Ces portes ne donnent pas une fermeture hermétique.
Grâce à la retenue de 2 mètres environ , obtenue par la clôture partielle du barrage de Rosette (celui de Da-
miette n'ayant pas été muni d'appareils de fermeture), on a pu jusqu'en 1882 alimenter assez abondamment le canal du Centre ou de Menoufieh qui a sa prise en amont du barrage, et le canal de Damiette; tous deux fournissant l'eau aux provinces du centre et de Test du Delta. Depuis 1882, on a fermé la branche de Damiette par des poutrelles et amélioré la fermeture de la branche de Rosette, de façon à porter la retenue à 3 mètres au-dessus de l'étiage de Rosette et à im,6o à l'autre branche (fig. 83). Ce résultat a été obtenu sans compromettre la solidité du barrage, par l'ingénieur Willcoks , qui a construit sur le bord aval du radier et tout le long de l'ouvrage, une digue en enrochements dont la crête, de 2 mètres de largeur, est à 3m,25 au-dessus du niveau du radier. Suffisante pour créer d'amont en aval une différence de niveau de im,5o, la digue réduit la pression de 3 mètres sous le radier à l'effet d'une chute d'eau de im,5o(i).
Les figures représentent: fig. 81, l'emplacement du barrage de la pointe du Delta; fig. 82, la vue du barrage; fig. 83, la situation pendant l'étiage de 1 885 ; et fig. 84, les détails d'une arche d'aval en élévation.