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Canaux secondaires et particuliers

Les canaux secondaires peuvent servir, dès leur embranchement, à l'irrigation; auquel cas, il est plus essentiel encore que pour les grands canaux, d'éviter les ouvrages d'art. Malheureusement, dans des pays sillonnés déjà en tous sens par des canaux, des rigoles, des routes, etc., comme la vallée du Pô, le problème devient de jour en jour plus difficile. En allongeant le parcours, on trouve plus d'économie qu'à construire des siphons, des aqueducs, etc. 0

La section de ces canaux étant plus petite, les courbes peuvent être d'un rayon moindre; les chutes peuvent être aussi plus nombreuses. Il importe, en tous cas, de ne pas aller au delà d'une section normale, en réduisant plutôt la pente, au fur et à mesure que les eaux se dépensent en arrosages.

Les mêmes observations s'appliquent aux canaux particuliers alimentés par des ruisseaux, des sources ou des réservoirs, qui ont ordinairement de très petites sections.

Quand les canaux secondaires ou particuliers sont tracés en partie comme canaux d'amenée, et en partie comme canaux de distribution, il y a lieu de tenir compte des remarques qui ont été présentées pour les canaux principaux.

Canal particulier. — Le petit canal de Galgagnano, dans la province de Lodi, offre un type établi récem-

ment aux frais d'un particulier, M. Delmati. Ce canal emprunte ses eaux à la Muzetta ou Muzzino qu'alimentent des sources; il est tributaire de l'Adda.

L'eau du Muzzino, d'une température douce et égale pendant l'hiver, est dérivée par un canal de i , 200 mètres, à raison de 700 litres par seconde, qui servent à l'arrosage de 24 hectares de prés-marcites (1).

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