N DES TALUS SUI
cale, p 0. Ainsi : talus a, terre dure ; VANT LES terrains. angle 35Q; base 0,60 pour 1 de hauteur : talus by terre ordinaire sèche et meuble; angle 45°; base i,o5 pour 1 de hauteur : talus c, même terre imbibée d'eau; angle 540; base 1,54 pour 1 : talus rf, sable coulant et sec; angle 6o°; base 1,78. Ces données servent à fixer les pentes qui varient d'ailleurs suivant la cohésion de la terre, le climat, l'état frais ou de siccité, etc. (1).
On admet que le foisonnement des terres légères est de 1 dixième; celui des terres moyennes de 1 huitième, et des terres compactes de 1 sixième. Le tassement, quand il s'agit de remblais, s'obtient d'ailleurs à l'aide du
(1) Lefour, Constructions rurales, 2e édit., p. 85.
pilonnement par couches successives ; il est d'autant plus rapide et plus complet que Ton mouille la terre.
Rigoles. — Les rigoles d'irrigation peu profondes sont à parois verticales ou inclinées; après avoir tracé leur direction, comme il a été indiqué, et marqué par des piquets suffisamment rapprochés la trace sur le terrain, le cordeau est tendu d'un piquet à l'autre. On coupe alors d'un côté, avec la bêche ; puis de l'autre côté en gardant les parois verticales, quand la profondeur n'excède pas om,3o. Au delà de cette hauteur, les parois sont obliques. La bêche plate et la bêche ronde , dans les sols peu consistants, permettent d'avancer rapidement en besogne.
Pour les plus petites rigoles en prairie, deom,io de profondeur, lecroissant est d'un excellent usage. Un ouvrier exercé découpe les parois aussi droites et unies que si elles étaient taillées à la bêche. La pelle et le couteau servent à détacher et à enlever la bande de gazon que le croissant a découpée en morceaux de om,3o environ de longueur.
Tout en indiquant sa préférence pour la confection des petites rigoles à la hache et au croissant, Pareto reconnaît que les ouvriers, rarement pourvus d'écobue , emploient utilement la pioche et la bêche.
Les opinions des irrigateurs sont partagées quant aux dimensions à donner aux rigoles d'irrigation dans les prairies, mais non sur leur horizontalité, qui est la première condition d'un bon travail. Aussi, toutes les fois que la différence de niveau n'excède pas om,o5, c'est-à-dire la profondeur généralement admise, ne devra-t-on pas hésiter à abaisser ou à élever le terrain à la hauteur voulue. Quand on a le choix, il vaudra mieux élever le bord de la rigole ; on retire pour cela , de la rigole même que l'on creuse, une quantité suffisante de gazon; le
curage des rigoles fournit aussi des matériaux pour élever les parties trop basses. S'il faut abaisser, on enlève le gazon et la terre qui est en dessous, pour remettre ensuite le gazon seul en place.
Quand la rigole est établie, on y introduit de l'eau afin de s'assurer de son bon fonctionnement. Une différence de om,o i suffit pour que l'eau s'échappe en trop grande quantité, ou ne s'écoule pas du tout par-dessus bord. Soit que l'on foule, ou que l'on découpe les parties trop élevées; soit que Ton rehausse les bords trop bas par de la terre et du gazon, le règlement définitif des rigoles devra être fait autant que possible par celui qui sera chargé plus tard de l'irrigation.
Prix des travaux. — Patzig a indiqué les salaires à payer par perche de 5 mètres, pour le creusement à forfait des canaux et des fossés , mais il s'est basé dans le tableau que reproduisent Villeroy et Mtiller (i), sur un prix de journée de o fr. 90 qui est évidemment beaucoup trop faible. Si on augmente d'un tiers le prix de cette journée, pour le porter à 1 fr. 20, on a, dans le tableau XIII, les éléments de calcul des frais d'exécution par mètre courant de ces travaux.
Pareto indique, de son côté, comme prix payé par mètre courant des grands fossés d'amenée et de colature , un centime par om,i4de largeur; soit cinq centimes pour un fossé ayant, par exemple, om,70 d'ouverture. Quant au prix payé pour les petites rigoles de distribution, il serait de un centime et demi par mètre courant. Ces salaires se basent sur des journées de 12 heures de travail en été, et de to heures en hiver, payées de 1 fr, 25 à 1 fr. 5o, suivant la saison (2).
(1) Loc. cit., p. 252.
(2) Loc. cit., 1. 1, p. i32.
Tableau XIII. — Prix de revient des fossés d'irrigation et d'écoulement.