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deux nappes, puis une troisième à 122 mètres, ayant donné 100 litres par minute d'une eau jaillissante, à + 16®, 5 (analyse de Dujardin) ; 3° celle de deux puits artésiens forés à Elbeuf, alimentés par une même nappe que Ton rencontre à la profondeur de i49",3o et qui jaillit jusqu'à 32", 5o au-dessus du sol (analyse de J. Girardin).
Les analyses des eaux de puits forés à Alfort, à Vincennes, à Saint-Ouen, à Saint-Sever (Rouen), à Neufchâtel et à Reims dans les couches de l'étage éocène, supérieur à la craie, complètent le tableau précédent. .
Le n° 4 du tableau correspond à l'eau d'un puits foré en 1843, à Maisons- Alfort; profondeur, 53",25; température de Teau + H°î ^^ Jiappe aquifère est au-dessous des argiles plastiques pures, dans les sables argileux, supérieurs à la craie.
Le n** 5 se réfère à l'eau d'un puits foré, à peu près dans les mêmes conditions , dans la place de Vincennes. Les deux analyses sont de Lassaigne (i).
N' 6. Le puits de la gare de Saint-Ouen a traverse deux nappes principales, dont la plus profonde à 65 mètres, fournissant une eau douce, à + 9", 5, qui a été analysée par Ossian Henry (2).
N'* 7 et 8. Les deux analyses de J. Girardin se rapportent, la première à un puits foré en i832, à 59°,25 de profondeur, au faubourg Saint-Sever, à Rouen; la seconde, à un puits foré en i835 à Neufchâtel; tous deux ont atteint la craie,
N*** 9 et 10. Maumené a analysé dans son mémoire sur les eaux de Reims (i85o), les eaux du puits Houpin qui traverse la terre végétale, la tourbe, la grève blanche et atteint la craie, à une profondeur de 17 mètres, et celles du puits Camus qui , foré également à travers la
(0 Annuaire des eaux de la France^ p. 39. (2; Journ. de Pharm,^ t. XV, p. 622.
tourbe et la craie, rencontre un lit de fer limoneux, mêlé de pyrite décomposé, auquel elles doivent leur saveur ferrugineuse.
Dans le tableau suivant, XLVII, ont été groupées les analyses d'eaux fournies comme sources, comme eaux courantes et comme nappes de puits dans les terrains crayeux des départements de la Seine-Inférieùre et de la Marne,
N*' I et 2 ; analyses de Leudet ; sources de Tricauville et de Sainte-Adresse, au Havre ; ces eaux se caractérisent par leur proportion d'azotates de potasse (i).
N" 3 et 4; analyses des sources d'Yonville et de Darnétal, à Rouen, par Marchand (2). Ces sources, fournies parla craie, sont moins calcaires que celles du Havre; la proportion des chlorures y est également moindre.
N*» 5, 6 et 7; analyses de Maumené (3); la Vesle et laSuippe, qui coulent sur des lits tourbeux reposant sur la craie, renferment beaucoup de débris végétaux. L'analogie de la composition des eaux de ces deux rivières apparaît dans le poids des sels contenus par litre et dans la nature de ces sels. La Suippe contient un peu moins de carbonate de chaux; mais le sulfate de potasse, les chlorures et surtout Tacide ^licique y sont en proportion plus forte que dans la Vesle. Le puits de l'abattoir de Reims, foré dans la craie, donne une eau qui ne renferme aucune trace de matière organique; avec le carbonate de chaux très pur dont le résidu salin est presque entièrement formé , se trouvent associés un peu de sulfate de soude, des phosphates et azotates de soude également.
N'** 8, 9 et 10; ces analyses figurent dans le rapport
(i) Soc. Havraise d'études, 1840, p. 80.
(2) Ann, det eaux de la France^ i85i, p. gS.
(3} Mémoire sur les eaux de Reims, i85o.
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présenté en 1854 par Belgrand sur les eaux de Paris. Les eaux de la Somme et de la Soude, appartenant à la craie blanche de Champagne, ne renferment pas de sulfates terreux, et celles du ruisseau des Vertus, de même provenance, renferment, outre du carbonate de chaux et des chlorures seulement, des traces de silice, d'alumine et d'oxyde de fer (i).