‹ Les irrigationsChapitre 12 sur 145 · PARTIE NON ARROSEE · texte numérisé non relu

PARTIE NON ARROSEE

^Pâturin commun.

Houlque.

j Fromentâl, ce.

[ Avoine jaunâtre, c.

— pubescente.

Brome dressé, ce.

^Brize.

f Trèfle des prés.

— blanc.

— tombant.

I Sainfoin.

Légumineu-J Minette.

ses 5/ 10. \ Vesce craque.

I Gesse des prés.

'Mélilot.

Genêt des teinturiers, ^v Coronille bigarrée.

iPimprenelle.

Gaillet blanc.

Plantain.

Chrysanthème.

Cerfeuil sauvage.

, Scabieuse et Sauge.

La partie non arrosée est exempte, il est vrai, de chardon {Cirsium oleraceutn) qui donne un foin de qualité inférieure, et surtout de la grande Rhinanthe {Rhinantus major) qui est la plus détestable des plantes diverses. Boitel ajoute comme digne de remarque, qu'en général les prairies jurassiques, quand elles sont en coteau , sont composées en grande partie des espèces les plus fines et les plus nutritives; les légumineuses y entrant pour moitié; qu'elles sont exemptes de joncs, de carex, de colchiques, etc., toutes mauvaises plantes qui abondent dans les vallées mal assainies. « C'est pourquoi les foins des montagnes calcaires sont reconnus supérieurs ; les prairies étant sèches ou arrosées, aux foins des formations anciennes ou des terrains tertiaires. »

Dans son mémoire couronné , sur les prairies naturelles de l'Alsace (i), Niklès a étudié, notamment au point de vue de Tirrigation, le rapport de la flore entre les prairies sèches et 1 es prairies arrosées ou submergées. Le tableau V montre également combien les prairies arrosées et même celles submergées pendant Thiver ont un rendement plus élevé que les prairies sèches. Tandis que le foin des premières comprend de 65 à 85 pour cent de plantes fourragères , celui des prairies sèches, sans culture, renferme autant d'herbes indififérenics et nuisibles que d'herbes fourragères. L'action des eaux courantes sur la composition de la flore des prés, pour réduire les plantes non nutritives, est manifeste. Niklès en conclut que tous les prés qui ne sont pas susceptibles d'être arrosés, ou qui n'occupent pas des basfonds au bord des cours d'eau, ou dans les vallons humides, devraient être, autant que possible, convertis en terres arables et servir à multiplier les prairies artificielles.

Dans les expériences que M. Lawes a suivies avec Th. Way, dans le but de constater les résultats de l'arrosage des prairies par les eaux d'égout de la ville de Rugby, il a vérifié à la fois le rendement et la composition du fourrage, ainsi que l'action des eaux d'égout sur les plantes des prairies.

Sur une moyenne de trois années ;^ i86i à 1864) pendant lesquelles ont duré les expériences, deux parcelles de prairie, Tune de 2 hectares, et l'autre de 4 hectares dressés d'après le système Bickford, ont donné par hectare et par an Jes chiffres suivants (2) :

(1) Journ. agric. prat., 1840-41, t. IV. p. 33o.

(2) A. Ronna, Itilisation Jes eaux d'égout en Angleterre, 1866. p. 94.

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