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Terrain arrosé avec y.Soo
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Le rendement le plus considérable a été obtenu la troisième année, moyennant un volume d'eau de 22,5oo mètres cubes par hectare, qui a fourni sur une des prairies 87.500 kil. de fourrage vert, correspondant à 17.700 kil. de foin. L'accroissement de produit a été d'autre part moins considérable, le volume d'eau augmentant.
Sous le rapport de la composition, le fourrage arrosé à l'eau d'égout, a été trouvé contenir moins de matière sèche que le fourrage non arrosé. L'herbe fauchée en fin d'automne est moins succulente, dans les deux cas, que celle obtenue en été. La proportion de substances azotées est plus forte dans la matière sèche du fourrage arrosé que dans Tautre ; elle est plus forte également à la fin de la saison qu'au commencement. La matière ligneuse est en proportion égale dans les deux cas.
Un point à noter, c'est que l'eau d'égout développe les graminées jusqu'à supprimer les légumineuses et les plantes diverses; elle favorise surtout la végétation des espèces suivantes : pâturin commun, chiendent, houque laineuse, dactyle, ray-gras vivace; mais au bout de quelques années d'arrosage, deux ou trois espèces seulement persistent (i). La tendance qu'ont les gramî-
(i) Sewagc of towns ; Third report ofthe Commission, i865, p. 73.
nées qui prédominent à devenir plutôt grossières n'offre aucun inconvénient, le fourrage étant consommé en vert par le bétail, car à poids égal la matière sèche de l'herbe arrosée est plus nutritive que celle de Therbe plus complexe non arrosée.