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I. Cultures du Nord

Angleterre. — En Angleterre, le mangold offre pour les fermes à eau d'égout, une consommation assurée ; outre qu'il est facile à emmagasiner, il est d'un excellent emploi pendant les mois de printemps. Le fermier qui dispose d'eaux d'égout a de grandes facilités pour cette culture. On sème en mai et l'on arrose dès que le plant est formé, à raison de 5,ooo mètres cubes par hectare, pour obtenir 100,000 kil. de racines. A Lodge farm, trois arrosages de 2,700 mètres cubes par hectare, le sous-sol ayant été défoncé, ont permis de récolter 129 tonnes de racines venant après céréales, sans engrais.

Les causes qui affectent le rendement des mangolds dans la culture ordinaire, n'existent pas pour la culture à l'eau d'égout. La graine a plus de chances de lever lorsque le sol reçoit 2 ou 3 arrosages après l'ensemencement, et le plant reprend toujours, de telle sorte que les repiquages ne sont pas aléatoires; enfin, on prévient les effets directs de la sécheresse.

Dans les cultures des diverses variétés de mangolds , celle à globe jaune donne les meilleurs résultats, étant moins longue et moins pivotante que les autres. Les arrosages qui représentent ensemble une dizaine de mille mètres cubes à l'hectare, se donnent aux mois d'avril, mai et août, ou bien en mai, juin et juillet, suivant Tépo-

quederensemencement et la saison. A Parsloes, dans un sol remarquablement tenace, M. Hope a récolté des mangoids arrosés, du poids de 12 kilogrammes.

Les betteraves fourragères fournissent les mêmes produits que le mangold. Quant aux betteraves sucrières, les essais de culture à l'eau d'égout, comparés à ceux suivis avec le phosphate, ont montré que pour les racines de moindres dimensions, jusqu'à i kilogramme, la teneur en sucre des betteraves arrosées était de 2 pour cent supérieure à celle des betteraves phosphatées, mais pour les grosses racines de 2 à 4 kilogrammes et au delà, la teneur en sucre diminue et les racines ne peuvent plus convenir qu'à la distillation. M. Hope considère que la betterave à sucre ne se recommande pas pour l'arrosage, car elle ne peut recevoir un excédent de fumure liquide, sans le sacrifice d'une partiedusucre cristallisable, et d'ailleurs elle prépare le sol d'une manière insuffisante pour la récolte de céréales qui doit suivre.

La culture de la pomme de terre s'est beaucoup développée sur les fermes à eau d'égout. Si l'irrigation n'assure pas de plus gros produits que la fumure ordinaire, elle semble préserver la plante de la maladie; ce qui confirme les observations déjà recueillies pour l'olivier et les vignes arrosés, quant à l'action préventive de l'eau.

Deux arrosages à Lodge farm, représentant 2,25o mètres cubes, fournis en juin et en juillet aux pommes de terre [Shaw^ Régent et Rock), ont assuré une récolte de 0,000 à 20,000 kil; tandis que sur les terres non arrosées et fumées avec 7 à 10,000 kil. de sciure-litière, la récolte a été seulement de i2,5oo kil. par hectare. A Aldershott, après trois années d'irrigation, le rendement des pommes de terre sur un sol qui était en lande inculte, a atteint de 10,000 à 12,000 kil. par hectare.

Les principaux résultats de l'utilisation des eaux d'é-

gout de Londres sur la ferme de Romford (Breton's farm), exploitée en 1871-72 par le colonel Hope, figurent ciaprès (i) :

PommcK

di'tem. MangoldB. Bottemret. Garotta^. PanaU.

in. c. nu c. Di. c. m. o*

Volume distribué à

l'hectare 2.io5 4.816 15.087 S.yoS 3.58i

Volume distribué par

tonne de produit.... 394.2 114.3 574.8 306.2 186.3

kll. kil. kiL Ul. UL

Produit à l'hectare 71.560 42.010 2b.25o 27.660 19.230

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