I.IOO
LES IRRIGATIONS. i83
bre de plants et le rendement à Thectare sont les suivants :
FUntii.
Syracuse lô.ooo
Palerme 24.000
Catane »
Salerne i5.ooo
Rome 20.000
Ancône 11. 000
Sienne 9 . 000
Arezzo :
Anghiari ô.ooo
San Sepolcrc) 12.000
Monterchi 14.000
Le monopole de l'État limite cette culture à une production de 5o,ooo quintaux de feuilles, mais elle pourrait s'étendre avec de grands avantages pour la petite culture, pour la province de Pavie, par exemple, qui compte pour les seuls arrondissements de Bobbio et de Voghera 18,000 hectares déterres irriguées; dans la province de Cosenza également qui compte 3 à 4,000 hectares de terres irriguées, etc., etc. (i).
Cuba. — Dans Tîle de Cuba, les grandes plantations de tabac sont arrosées, soit à Taide de roues mues par les cours d'eau, soit par des norias montées sur des puits.
L'irrigation est indispensable, non seulement au moment de la mise en terre des plants, par les temps de sécheresse, mais encore avant de chausser les pieds qui ont de dix à huit pouces de hauteur, et tant que la tige croît, la tète n'étant pas encore coupée, afin d'en arrêter la croissance. Ce n'est que lorsque les trois premières
(I) Bertagnoli, rfrconomta deW agricoUura in Italia^ 1886, p. 170.
i84 LES IRRIGATIONS.
feuilles du haut oflfrent une certaine consistance que Ton déboutonne la tige.
Le veguero^ même lorsqu'il doit arroser à bras, dans les petites plantations, trouve un bénéfice considérable à employer des journaliers dans ce but.
L'arrosage du tabac est très coûteux quand il s'agit de plantations étendues, loin des cours d'eau; il a de plus l'inconvénient, mais seulement sur les terres compactes et mal drainées, de faire croître la plante trop rapidement, et par suite de la ramollir, ce qui la rend d*autant plus sujette à l'action d'une sécheresse prolongée (i). Le seul remède pour les sols légers, sous les climats chauds, est de continuer autant que possible les arrosements, comme pour les autres sortes de culture.
Japon. — Le tabac est cultivé au Japon, dans les terrains légers, sablonneux, d'un niveau élevé et à l'exposition du Nord. La terre est complètement labourée et ameublie jusqu'à o™,35 ou o°*,40 de profondeur. Après avoir creusé, 20 jours avant Tensemencement, des trous de o™,40 de profondeur, sur des rangées espacées de o'",3o, pour y mettre l'engrais humain ou le tourteau oléagineux que l'on recouvre de terre, on sème vers le 20 mars. Dès le commencement d'avril, les plants ont levé, et pendant juin, juillet et août, ondonne six arrosages. La terre étant très propre, on ne sarcle le plus souvent qu'une seule fois pour détruire les mauvaises herbes et Ton butte légèrement les pieds.
Une première cueillette des feuilles inférieures a lieu en septembre ; après cela, on donne de l'engrais liquide à chaque plant; la deuxième cueillette des feuilles intermédiaires s'opère un mois plus tard, en octobre, et la
(i) Gruet, Manuel du cultivateur de tabac.
LES IRRIGATIONS. i85
troisième, pour les feuilles supérieures, le mois suivant. Le rendement moyen est de 4,5oo kil.i à l'hectare, avec une dépense en engrais de 240 francs environ pendant la saison. Aussitôt que la récolte est enlevée, le sol est de nouveau labouré, copieusement fumé et emblavé en céréales avec légumes (i).