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LK CACAOYER

Le cacaoyer cultivé dans l'Amérique centrale, au Venezuela, aux Antilles, aux Canaries, aux Philip-

(1) Pépin, loc. cit., t. XI. p. 20.S.

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pines,etc., vient au mieux dans les terrains vierges, ri- ■ ches, profonds, humides, offrant la pente nécessaire pour rirrigation.

Les plantations, dans les régions chaudes, offrent un même aspect; elles sont situées dans des lieux abrités, à peu de distance de la mer, auprès d'un torrent, ou sur les bords d'une rivière. Au-dessous d'une température moyenne et constante de 24 degrés, les fruits, peu développés, atteignent rarement la maturité (i).

Pour recevoir les plants élevés en pépinière, le terrain convenablement ombragé par des bucares [Erjrthriva umbrosa) ou par des bananiers , est débarrassé de mauvaises herbes, puis sillonné par des rigoles qui facilitent récoulement des eaux. Les plants sont alignés en allées dont Técartement varie, suivant la qualité des terres, entre 2 et 5 mètres, le cacaoyer devenant très touffu et obligeant à élaguer. Les fleurs apparaissent rarement avant 36 mois, mais on les détruit le plus souvent, pour ne laisser venir les fruits que dans la quatrième année. On fait par an deux récoltes principales, à partir de la quatrième année ; toutefois, dans les grandes cultures, on cueillette tous les jours, car Tarbre porte à la fois des fleurs et des fruits.

Au Venezuela, un cacaoyer de 7 à 8 ans fournit annuellement o'',75 de cacao sec et marchand; quand il est parvenu à Tàge de douze ans, il rapporte comme maximum 2 kil. de graine par arbre et par an. Sa taille dépasse rarement 6 mètres (2).

(i) Boussingault, Agronomie^ t. VII, p. 275. (2) Vegetable substances, loc. cit., p. 372.

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