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I. Irrigations arrosantes

Italie. — Si nous consultions uniquement les agro-

(I) H. M&nf^on , Expériences sur remploi des eaux dans les irrigations,

nomes les plus distingués de Tltalie, nous trouverions, dans le pays qui est passé maître en irrigations, les plus grandes divergences à Tendroît des arrosages d'été.

Cuppari admet pour l'arrosage d'un terrain plutôt sec, à la profondeur de o",3o, un débit de 1,000 m. cubes par hectare, soit une couche de o",io d'épaisseur, indépendamment de la perte d*eau par les rigoles, etc.; mais Ridolfi adopte comme moyenne, i m. cube par 5 mètres carrés, soit 2,000 m. cubes par hectare, ou une couche de o",20 d'épaisseur; c'est le double.

D'après les données du collège des ingénieurs de Pavie, une once d'eau milanaise permet Tarrosage de 45 perches de prairie par jour, ou si la rotation est de 9 jours, de 4o5 perches. Pour les terres arables, il faut réduire d'un septième le débit affecté aux prairies; mais pour les rizières, une once d'eau continue assure la submersion de 400 perches [i\

L'ancienne administration centrale des travaux publics, à Milan, avait fixé à une once le débit pour l'arrosage de 700 perches de prairie naturelle; ce qui équivaut à 44 litres pour un peu plus de 45 hectares, soit I litre environ par hectare. Nadault de Buffon (2) estime, en conséquence, que si les prairies naturelles à trois coupes, consomment environ i litre par seconde et par hectare, durant la saison estivale, les rizières en consomment plus du double, soit environ 2 lit. 5o pendant ia même période, et les prés-marcites, 1 2 litres par hectare, coulant de jour et de nuit. Les autres cultures, telles que le maïs, les céréales, etc., ne reçoivent guère plus de la moitié de la dose normale des prairies, soit environ o lit., 6 par seconde, sur chaque hectare.

il) CaneTATÎ^Utilità dell irriga^ione; Cltalia agricola , 1878, p. 10. (2) Hydraulique agricole, etc.^ t. II, p. 66.

3io LES IRRIGATIONS.

Cattaneo exprime autrement cette relation entre les quantités d'eau afférentes à chaque espèce de culture, en indiquant qu'avec une once d'eau, on arrose i hectare de marcites, ou 2 hectares de mais, ou 3 à 4 hectares de prairies naturelles, et Ton maintient de 20 à 25 hectares de rizières constamment inondées (i).

On conçoit que la culture par assolement étant de plus en plus suivie, les surfaces affectées aux diverses récoltes et les consommations d'eau qu'elles exigent diffèrent considérablement. On doit donc se borner à des données approximatives, sauf à les vérifier dans les diverses localités.

Cantalupi réfère de son côté que i m. cube d'eau continue suffit en moyenne pour arroser, suivant la nature des sols :

Hoctnrt's.

Terrain en prairie 75o

Terrain arable très perméable 940

— moyennement perméable i . i ?o

— peu perméable i . 3oo

— compact 1 . 3oo

EN iilVKR.

Terrain en marcite (avec utilisation des colatures). 60

de telle sorte que, moyennant i litre d'eau continue, on peut irriguer 0,75 hectare de pré, et de 0,94 à i,5o hectare de terres arables, pendant l'été.

La limite est fixée par ce fait que l'augmentation de produit à attendre d'une irrigation trop abondante ne correspond plus au prix qu'il faut payer pour l'eau. Aussi, doit-on admettre que dans une culture exigeant

(i) Biblioteca agraria^ Milano.

LES IRRIGATIONS. '^ii

lo à 12 arrosages pendant 5 mois d'été, un volume de 6,000 à 7,000 m. cubes par hectare de terre arable, ou de 9 à 10,000 m. cubes par hectare de prairie, pendant toute Tannée, satisfait aux besoins des récoltes (i).

La commission technique chargée de l'examen du projet du canal Villoresi, a déterminé à la date la plus récente les consommations d'eau, à savoir : par hectare de terre arable, 1 270 m. cubes, et par hectare de prairie, io5o m. cubes. Cette consommation se répartit de la manière suivante :

TERRE ARABLE. PRAIRIE, lu. cnb. m. rub.

Absorption 3()3 410

Utilisation byh 640

Toteiix 1270 io5o

Suivant les assolements et les tournées d'arrosage, les surfaces irrigables, pour un débit d'un mètre cube, seraient en conséquence les suivantes :

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