‹ Les irrigationsChapitre 61 sur 145 · TERRE ARABLE. PRAIRIE · texte numérisé non relu

TERRE ARABLE. PRAIRIE

heeUrw. h?cUr««.

I arrosage par 7 jours » byb

Pour contrôler toutes ces données disparates, nous choisirons d'abord, en interrogeant la dernière enquête italienne, deux des districts les mieux arrosés de la Lombardie : la Lomelline et le Lodigian, dont nous avons déjà fait connaître les conditions géologiques et climatériques (2).

(0 O. Bordiga , Economia rurale ^ p. 874. (2) Voir tome I, Ut. III, p. 331.

3i2 LES IRRIGATIONS.

Lomelline, — La consommation d'eau sur les terres déjà soumises à l'arrosage se calcule, en Lomelline, dV près les données ci-après (i).

Prairies. — Arrosage d'été : i litre par seconde et par hectare; c'est-à-dire. que 20 litres, par exemple, s'écoulant successivement sur une prairie de 20 hectares, pendant le temps qu'assure la rotation hebdomadaire, l'arroseront complètement.

Marcites. — Arrosage d'hiver : 40 litres par seconde et par hectare , si l'on emploie des eaux froides ; et seulement de 20 à 25 litres, si l'on utilise l'eau des sources, non loin de leur origine.

Rizières. — Arrosage semestriel : 2 litres environ par seconde et par hectare; soit un volume de 172 m. cubes en 24 heures, plus 800 litres, qui, répartis sur un hectare, représentent une nappe d'eau de o", 172. En évaluant de o",oo2 à o™,oo3 la perte par évaporation et par absorption, il reste une nappe de o",oi5, c'est-à-dire environ i5o m. cubes pour l'infiltration dans le sol et récoulement périodique de l'eau.

Maïs. — L'arrosage a lieu deux ou trois fois dans la saison d'été, et comporte chaque fois environ i,5oo m. cubes par hectare.

Prairie artificielle. — 1,000 m. cubes par hectare.

Dans le tableau statistique iXVI) dressé par la chambre de commerce de Pavie, dans le but de montrer les progrès réalisés par les irrigations, de 1872 à 1877, les données diffèrent légèrement de celles que nous venons de rapporter d'après l'enquête ; elles ont été établies sur base d'observations expérimentales, et de celles trouvées par de Régis et Cantoni, à savoir ^2) :

(i) Pollini, Inchiesta agraria, etc.: vol. VI, t. il, f. 3.

(2) P. Farina, Cenni intorno alVinduslria agricola ,MoTtant 1878, p. 11.

o oc

Si

* iO

3i4 LES IRRIGATIONS.

Eaa continue p*r hectare, litrw.

Terresarables, en cultures diverses. 0.807 pendant 10 à i5 jours.

— avec rizières alternes. 1.441 —

Terres en rizières permanentes. ... i . 1 53 —

F*arina estime la consommation moyenne actuelle, dans la Lomelline, à o lit., 9988 , et celle d'une marcite, à 3o litres par hectare.

Lodigian, — Les eaux des canaux se distribuent à Lodi, par ruota^ le plus souvent de 14 jours; c'est-àdire, que chaque usager a droit à Teau pendant un certain nombre d'heures après 14 jours.

Il est admis dans le district que, si pour arroser un terrain compact ou argileux, avec sous-sol crayeux, il faut un volume d'eau déterminé, par rotation de 14 jours, ce même volume peut être utilisé pour une rotation de 8 jours, sur un sol léger, sablonneux, avec sous-sol de cailloux, ou de gravier.

Une once continue de Lodi assure l'irrigation de 200 perches en rizières, sur terrain argileux, ou de 23o perches en rizières, sur terrain sablonneux (i); ce qui revient à dire que la consommation par hectare est dans le premier cas, de i lit., 34, et dans le second, de i lit., 54.

Pour les prairies artificielles et les terres arables assez meubles, terreno ladino^ où Ton cultive le trèfle blanc, la dépense est de 2 lit., 06 par hectare, correspondant à I once de Lodi par i3o perches.

Les marcites qui exigent i once pour 0,39 hectare en terre forte, et pour 0,26 hectare en terre perméable, consomment par conséquent comme arrosage d'hiver,

(I) L'once de Lodi est égale à 17 lit., 53 par seconde, tandis que l'once milanaise équivaut à 34 lit., 60; d'après les hydrauliciens, l'once de Lodi représente 0,5175 de l'once de Milan. La perche de Lodi est égale à 6 ares 54 dixièmes.

LES IRRIGATIONS. 3i5

44 et 67 litres d'eau continue par hectare. Il y a lieu d'observer que les eaux d'hiver valent seulement le dixième, et parfois le vingtième, du prix des eaux d'été.

Enfin, avec i once d'eau continue pendant 24 heures, par rotation de 14 jours, on peut irriguer 1,44 hectare de prairie naturelle en terre forte, et, par rotation de 8 jours, 1,44 hectare de prairie en terre perméable. Il en résulte que la prairie recevant i,o53 m. cubes par hectare et par arrosage, exige dans le premier cas, un débit continu de o lit., 874, et dans le second cas, de I lit., 748 par seconde; ce qui revient à dire qu'une exploitation moyenne qui n'aurait besoin que de 5 onces d'eau continue sur des terrains argileux, en exige 7 et demie, sur des terres sablonneuses ou légères ( i).

Verolanuova. — Comme durée d'arrosage dépendant des cultures, Erra mentionne que, dans le district de Verolanuova ;Brescian\ avec une once d'eau (soit une bouche de o'",i6 de largeur et o™,i2 de hauteur, sous une charge d'eau de o™,o8) on peut arroser en une heure ^2; :

1/3 d*hectare de prairie.

1/6 d'hectare de maïs.

17 hectares de rizières alternes.

Ailleurs, ajoute-t-il, la prairie et le maïs exigent le même volume d'eau.

Vénétie et Mantouan. — Dans la Vénétie et le Mantouan, la consommation des eaux du Tartaro et de ses affluents, a été réglée par le traité ditd'Ostiglia, du 20 avril 1752, intervenu entre l'impératrice Marie-Thérèse et la république de Saint-Marc. En vertu de ce traité, le qua-

(\) Bellinzona, Inchiesta agraria, e/c, loc, cit.

<2) EvTtL, Inchiesta agraria,M<mografadi Verolanuova; vol, VI. t. II, f. 4*

3i6 LES IRRIGATIONS.

dretto véronais de 145 litres par seconde suffit pour irriguer Socampi , soit 26 hectares environ de rizières; ou 182 campi^ soit 59 hectares de prairie, à raison de 8 hectares par jour dans la semaine (i). Cette dernière quantité est reconnue trop faible quand les terrains sont perméables , ou bien lorsque les eygadiers n'apportent pas le plus grand soin à la distribution, les terrains étant de consistance ordinaire (2).

L'article VIII du traité d'Osiiglia, visant les demandes des propriétaires qui exigeraient un volume d'eau plus considérable pour des terrains en rizière, situés à différents niveaux, est libellé comme il suit :

« Les propriétaires de ces rizières devront se contenter « de la mesure régulière appliquée aux rizières en tera rain plat, c'est-à-dire, à une prise d'eau d'un jua- « dretto pour 80 campi véronais, et ils devront s'en « prendre à eux-mêmes si avec ce volume ils ne peu- « vent pas arroser, comme ils le désirent, leurs rizières à « des niveaux plus élevés. » Le procédé est peut-être simple pour donner satisfaction aux réclamations des intéressés, maisil n'est guèreencourageant. Les praticiens estiment en effet que sur un sol de perméabilité moyenne, le quadretto véronais permet d'irriguer 100 campi, ou 32,5 hectares environ; non pas que ce volume d'eau soit nécessaire pendant toute la durée de Tirrigation , mais bien, pour obtenir au début une distribution égale sur toute la rizière, et après que le terrain a été mis à sec. Lorsque la rizière a été mise en eau dans tous les compartiments, le quart, ou la moitié au plus du quadretto suffit pour maintenir la nappe d'eau à l'épaisseur voulue.

Dans leMantouan oQ l'irrigation s'opère, soit avec des

(i) Le campo est égûl à 33 3o mètre carrés; I^mpertico, Inchiesta agraria ^ Monograjia del distrelto di ViceH\a; vol. V, t. I. (a) Inchiesla agraria, Monograjia délia proyincia di Verona; vol. V, t. L

eaux vives, c'est-à-dire, celles fournies par les sources et les cours d'eau^ soit avec des eaux mortes, provenant des écoulements ou colatures, le quadretto véronais (de 145 litres), en suite du décret de Marie-Thérèse, devait servir à arroser, comme rizière :

76 biolche ou 36 hectares en eau vive.

38 — ou i3 — en première colature.

19 — ou 6,5 —^ en seconde —

Soit i33 — ou 45,5 hectares.

et comme prairie, i66 biolche ou 52,27 hectares.

On estimait, d'après cela, que chaque hectare de rizière exigeait 0,020 quadretto^ ou 2 litres 90 d'eau par seconde, et chaque hectare de prairie, 0,019 quadretto, ou 2 litres 60 par seconde. Le débit étant limité, quant à la durée de Técoulemcnt, à 2 heures 56 minutes par hectare, il s'ensuit que, pour arroser 52,27 hectares de prairie, il fallait 7 jours. Une fois les 2 heures 56 minutes passées, pendant lesquelles chaque hectare de prairie aurait dû jouir de 29,092 m. cubes d'eau, on devait laisser les eaux retourner au canal, ou au colateur.

L'expérience est venue démontrer plus tard que le débit d'un quadretto dans le temps fixé, est supérieur aux besoins de l'irrigation d'un hectare, de telle sorte que l'usager ne l'utilise pas entièrement. Aussi, pour une utilisation moindre, eut-il été juste que l'usager payât moins; cependant le tarif est resté le même depuis Î781 (I).

Piémont, — Les rizières, si répandues dans les provinces arrosables du Piémont, et très variables comme durée dans l'assolement, rendent difficile l'évaluation

(1) E. Paglia, Inchiesta agraria; Monograjia di Mantova; vol. VI, t. IV, p. 8i3.

3i8 LES IRRIGATIONS.

moyenne du volume d'eau que réclame Tirrigation d'un hectare. La proportion des colatures restant sans emploi pour les irrigations subséquentes y est plus grande qu'en Lombardie. Aussi, l'évaluation adoptée dans les provinces lombardes, d'un quart de la quantité d'eau livrée aux appareils régulateurs, pour les colatures, ne s'applique-t-elle pas au Piémont.

La Société d'irrigation verceillaise n'en a pas moins relevé, d'après les résultats obtenus de 1876 à 1879, sur quelques milliers d'hectares, les chiffres moyens suivants, pour les principales cultures (i) :

ut.

Rizières 2,637 P^^ seconde.

Prairies 1,1 3o —

Maïs, avoine et trèfle 0,377 —

Le dernier chiffre s'applique à des récoltes qui s'arrosent en juillet et août, pendant 60 jours, et correspond par arrosage, au volume de i,95o mètres cubes par hectare. Ces cultures comportent par an seulement deux arrosages, par cela même très copieux. Le tableau XVII reproduit les données d'après lesquelles les chiffres moyens ci-dessus ont été obtenus.

Dans le Novarais où les terres moyennement fortes sont cultivées surtout en rizières, la dépense d'eau est évaluée à 3 litres ou 3 litres et demi par hectare; quoique aux environs de Novare même, elle descende à 2 litres, en raison de la diminution des rizières (2).

C'est entre 2 lit. 637 de débit, trouvé par l'association verceillaise, et 3 à 4 litres à la seconde, pour les sols de moyenne ténacité du Novarais, observé par Tingé-

(i) E. Markus. Dos landw,meliorationswesen Italiens^ P- 39. (2) Meardi, Inchiesta agraria; vol. VIII, p. 254.

Tableau XVII. — Arrosages et consommation d'eau dans le Verceillais {iSyô-iSyg),

NATURE DRSTEBRAIXS.

Terrains très forts.

— forts

— moyens...

— légers

Totaux et moyennes.

Rarfkcai axronéoa.

heo taras.

Consommation d'ean loule par mcondc.

litre*.

Coniominatioa par Moonde et par hectare.

litnM.

lltrea.

litres.

nieur P. Angiolini (T;, qu'oscille la consommation d*un hectare de rizière établie sur un sol ordinaire. Le rapport le plus récent publié par le ministère de l'agriculture (2), admet qu'un module italien suffit, en général , au service de 40 à 60 hectares de rizières sur un sol très compact; de 20 à 3o hectares, sur un sol perméable j et de 10 à 20 hectares sur un sol très perméable.

Comme nature d*eaux consommées par les rizières de la vallée du Pô, le même rapport officiel indique la répartition suivante pour cent :

(i) Negroni, Rela\ioHe al ministero délie finance, 1876. (2] Ministero di agricoltura, Monografia sulla coltiva\ione del Riso in Italia, 1889, p. 107.

Coun ù'etM. CMiaax. ÉUngi. Son rem.

Novare 25.5 56. i » 18.4

Verceil 7.0 89.8 2.8 0.4

Mortara 25.7 53.9 » 20.4

Pavie 14. 1 85.4 0.4 o. I

Moyennes 1808 71.3 0.8 9.82

D'après ces moyennes, les canaux alimentent principalement les rizières du Verceillais, comme du Pavesan, et pour plus de moitié, celles du Novarais et de Mortara.

Sicile et provinces napolitaines. — La culture du riz, d'ailleurs j)eu étendue dans la province de Catane, réclame par salma (3,42 hectares), une \appa d'eau (17 litres 19), c'est-à-dire 5 litres d'eau continue par hectare. Les arrosages du maïs, du coton, etc., comportent une dépense d'eau bien moindre (i).

Dans la province de Catanzaro (Calabre), oCi Teau d'arrosage s'emploie abusivement, le volume distribué par hectare est compris entre 8,000 et 10,000 mètres cubes dans la montagne , et entre 12,000 et 17,000 mètres cubes dans les vallées et les plaines. La culture en terrasses, et la chaleur du climat ne justifient pas des irrigations à pareil volume (2). Le sol crayeux friable, mélangé de gravier, qui couvre le territoire de Cortaie, grâce à Tirrigation, porte annuellement deux récoltes. A la première qui comprend le lin, le froment ou Torge, succède de la fin juin à la mi-juillet, celle du maïs avec haricots qui exigent de copieux arrosages, en raison de la nature même du sol. Ainsi, un débit de 225 mètres cubes par heure, dans une tournée de 24 heures,

(1) A Damiani, loc. cit.^ vol. XIII, p. 414. (3) A. Branca, loc. cit., vol. IX, t. I, p. i3o.

LES IRRIGATIONS. 32i

suffit à peine pour arroser un hectare et demi. Après une première irrigation, on laboure et on sème le mais avec les haricots, en vue de récolter de la mi-octobre à la mi-novembre. Pendant cette période, le nombre des arrosages s'élève à 4; et, si la saison est très sèche, à 5 ou à 6, les arrosages se suivant tous les 12 ou 1 5 jours. La consommation moyenne atteint ainsi de 12,000 à 1 5,000 mètres cubes par hectare et par an (i).

L'arrosage d'été appliqué au maïs, aux hortolages et aux arbres fruitiers, dans la province de Salerne {vallo délia Lucania)^ pendant cinq mois de Tannée, consomme 923 mètres cubes par hectare de maïs; 3,846 mètres cubes par hectare de légumes, et pour les autres récoltes, 1 ,920 mètres cubes.

Espagne. — Sous le rapport de la consommation d'eau, les récoltes en Espagne peuvent être classées en trois catégories; celle des oliviers, des vignobles et des céréales qui exigent des arrosements du mois d'octobre au mois de mai ; celle des plantes textiles et des légumes qui s'arrosent d'avril à septembre; celle enfin des prairies qui s'irriguent toute l'année, mais plus abondamment en été qu'en hiver. Tandis que la première classe de récoltes a besoin de 4 ou 5 arrosements au plus, les deux autres en réclament de 18 à 3o pendant l'année (2).

Il s'ensuit qu*à l'aide d'un faible débit, on peut irriguer en hiver de vastes surfaces plantées en oliviers, en vignes, ou emblavées en céréales, et qu'avec un débit considérable, on doit restreindre l'irrigation à des surfaces peu étendues en légumes, en chanvre ou en prairie.

(1) A. Cefali, Inchiesta agraria, vol. IX, t. II.

(2) Zoppi c Torricelli, Annali di agricoltura, 18SS.

En supposant qu'un volume de 5oo mètres cubes par hectare, représente ]a consommation moyenne des arrosements (non compris les rizières) ; la première catégorie de récoltes réclamera, à raison de 4 arrosements et demi, 2, 2 5o mètres cubes d'eau pendant 9 mois, soit un débit de 0^*^,09 par seconde et par hectare. Pour la seconde catégorie, les 18 ou 20 arrosements s*étendant sur une période de 6 mois , exigeront un débit à la seconde, de o"',6i; et comme dans les mois d'avril, mai et juin, le nombre des arrosements est moitié de celui des mois de juillet, août et septembre, le débit par seconde sera d'abord de o"S5o, puis de o'^*,8o. Pour la troisième classe, les prairies, le débit s'évalue à o^*S5o en eau continue, soit o"S8o pendant trois mois de grande sécheresse, et o"S4o pendant le reste de l'année.

Si l'on tient compte des pertes par évaporation et par infiltration, la consommation moyenne des deux dernières classes de cultures est d'environ r litre par seconde et par hectare. C'est le chiffre qui ressort approximativement des expériences de Llauradô que nous avons rapportées plus haut. Examinons comment il varie suivant les récoltes et les régions de l'Espagne.

Dans la vallée de l'Ebre, 011 l'on cultive surtout la vigne et les céréales, l'eau consommée parles 236,ooo hectares irrigués ne représente pas 236 mètres cubes par hectare, à raison de i litre par seconde qui serait la moyenne; mais comme en été, on irrigue surtout les hortolages, cette consommation se trouve restreinte sur certains canaux, tels que celui de la vallée de Llobregat. Dans la vallée du Besos , la dépense des irrigations d'été est de o*^\ 74 par seconde. Pour toutes ces vallées , y compris celles du Ter et du Fluvià, le nombre, pendant l'année, des arrosements mensuels des trois classes de

récoltes déjà mentionnées apparaît dans le tableau XVI II. Les chiffres donnés par LIauradô (i) quant au nombre et au volume d'eau des arrosages sur le littoral méditerranéen ( tableau XIX), diffèrent de ceux indiqués dans le tableau précédent; de telle sorte qu'en appliquant aux cultures de la Catalogne les mêmes volumes qu'aux cultures de la côte, la consommation serait plus élevée au Nord qu'au Sud-Est de la péninsule. Les observations recueillies dans les différentes huertas du Midi confirment cette différence.

Dans la vega de Grenade, le Genil, avec 2 mètres cubes de portée par seconde, irrigue environ 6,900 hectares; ce qui correspond à o'", 29 par seconde et par hectare. Or, les cultures principales de la vega^ céréales, vignes et oliviers, n'exigent en moyenne que o'*',i5 à 0^*^20, y compris les pertes; les autres cultures réclament en moyenne o'^^ôo. Si, d'après ces consommations, on répartit les différentes cultures sur la surface irriguée, on trouve que les quatre cinquièmes doivent être cultivés en céréales, en vignes et en oliviers, tandis qu'un cinquième seulement est consacré aux fèves, à l'orge, au chanvre et au lin. Cette proportion se rapproche effectivement de la situation existante.

La huertade Murcie, sur 10,769 hectares, en compte 8,000 arrosés par les eaux vives de la Segura, et le reste par les eaux mortes, ou colatures. En défalquant 769 hectares qui reçoivent des eaux de sources, ou artésiennes, il reste 10,000 hectares arrosés par la Segura, dont le débit est compris entre 8 et 9 m. cubes par seconde; ce qui équivant à une consommation par hectare de o"',85 à la prise des canaux, ou en déduisant les pertes sur le parcours, de o''', 65.

(i) Les Irrigations dans les terres arables; Assoc. française pour l'avaru cernent des sciences, 1887, 2« partie, p. 8Kg.

^SJ

Il III III

gc«^oo '^'^-ro cj

•Aiqni»)dds

•70oy

Page 1