III
•wiunf
CJ
•Upif
~ s • r< Cl <s
lê
•HJAy
• » » c d CI
•J.i!JA?i
'JaiAUVf
•tJ
£i tT ti
•ajqi[i9»Xi
■oatimoAojc
•ojqojao
V «> .^ ej O Q> O
pâ
;slili
! U E U O hJ
La dépense d*eau par hectare, correspondant à chacun des huit canaux dérivés du Turia qui arrosent la huerta de Valence, est la suivante ( i ) :
Dotation pur heetsro Oan&ux du Tari*. en litres pM- ncondo.
Moncada 1,22
Cuart 0,74
Tormos 0,88
Mislata 0,96
Mestalla 0,98
Favara 0,73
Rascaiia i ,46
Rovella 2,21
Outre que la huerta de Valence, couvrant io,5oo hectares, est consacrée principalement aux cultures estivales : chanvre, légumes, maïs, etc., et accessoirement aux céréales, ce qui justifie le chififre élevé de la consommation moyenne par hectare, il y a lieu de faire remarquer que le canal de Moncada jouit, par suite d'anciens privilèges, d'une dotation supérieure aux besoins ; que le canal Rovella dessert les égouts de la ville de Valence, et celui de Rascana sert exclusivement aux arrosages des jardins maraîchers des environs, qui consomment beaucoup d'eau (2).
Dans d'autres huertas\ la dépense d'eau par hectare est bien inférieure à celles que nous venons de mentionner. A Lorca, par exemple, pendant la reconstruction du réservoir de Puentcs, de 1802 à 1886, l'irrigation des 11,000 hectares a été pourvue par le Guadalantin, à raison de 1,000 litres comme débit
(I) Xavier BorruU, Tratadode la distribucion de lasaguas del rio Turia; i83i.
(3) Aymard , loc» cit. y p. 26.
.moyen des eaux d'hiver, soit o"*, lo environ par seconde et par hectare. Il est vrai que les cultures hivernales de la huerta n'exigent que deux arrosages, et qu'en été, le débit de 840 litres du Guadalantin suffit pour les légumes et les jardins.
La huerta d'Elche comprenant 8,900 hectares en céréales, en vignes et en oliviers, et 2,100 hectares en orangers, dattiers, etc., est arrosée par le Vinalopo dont la portée varie entre 600 litres et au-delà de i mètre cube. Grâce au réservoir, cette portée peut s'évaluer à i,5oo litres, ce qui laisserait o^", i25 par seconde et par hectare, pour les cultures d'hiver.
Au contraire, dans les huertas à rizières, comme celle du Jucar, la consommation d'eau excède 2 litres par seconde çt par hectare.
Aymard a calculé , en se basant sur le jaugeage du canal du Jucar, que la quantité d'eau absorbée par les rizières dans la plaine d'Alcira était équivalente, en 24 heures, à une lame d'eau de o",o2i de hauteur, dépensée en partie par l'évaporation , qui peut être supposée de o™,oii pendant 24 heures, comme dans la plaine de la Métidja, en Algérie, et en partie, par le sol et la nutrition de la plante (i). Aymard néglige toutefois dans son calcul les infiltrations qui, d'après Jes observations de Llauradô, seraient considérables. Ainsi, d'après ce dernier, sur la rive gauche du Jucar, entre Albéric et Alcira, le territoire occupé par les rizières donne naissance en aval, au rû des arches, dont le jaugeage atteint jusqu'à 7645 litres par seconde. La consommation pendant la durée de la submersion, depuis le i5 mai jusqu'à la fin d'octobre, peut donc s'estimer
(1) Aymard, loc. cit., p. 88.
en moyenne, à 2''S4o (i). En recourant aux variétés de riz à arrosage intermittent, telles que la Japonaise (okabo)y ou la Caroline (sequeiro), elle se réduirait facilement à i litre par seconde et par hectare; c'està-dire que la culture s'étendrait à une surface une fois et demie plus grande , pour la même consommation. L'acclimatation des variétés non immergées aurait ainsi, en Espagne, un intérêt capital, sous le rapport de remploi plus économique des eaux, du développement des cultures et de la salubrité (2).
Dans les rizières à sous-sol imperméable, en terrains élevés, les pertes d'eau par infiltration ont une influence décisive , que l'on ne saurait négliger pour le règlement du débit, surtout quand les colaturcs restent sans emploi, comme en Espagne.
Le canal Jativa fournit encore à la partie de la huerta du Jucar, cultivée en hortolages, un débit de i^Sôy, et celui' de Mesos, aux rizières de la même plaine, 2"', 40 à la seconde par hectare.
Malgré ces consommations excessives, en adoptant le débit annuel de o'^', ^o par seconde et par hectare, comme dépense des cultures d'hiver et d'été, l'administration espagnole n'en a pas moins réglé sagement la moyenne qui s'approche le plus près des dépenses usuelles.'
Algérie. — La plupart des cultures productives de l'Algérie, celles d'été, le coton, en première ligne, puis le maïs, le lin, le sésame, le tabac, la vigne, les Jardins et les prairies artificielles, s'irriguent pendant cinqmois, de mai à septembre, et exigent un débit d'un demi-litre à la seconde par hectare; soit 6,480 mètres cubes pour
(i; Llaurad5, Trataio de aguasy rie^s^ t. I, p. 52. (j) LIaurad6, Culture du ri\ par arrosages intermittents; Assoc, française pour Vavancement des sciences ; i883, p. 820.
la saison entière. Ce débit se répartît en lo arrosages de o",o64 de hauteur d'eau qui est entièrement absorbée et ne laisse aucunes colatures. Les cultures d'hiver, céréales (froment, orge et avoine) et fourrages, s'arrosent deux ou trois fois, suivant que la saison est plus ou moins pluvieuse. On irrigue généralement les terres avant le labour d'automne, et les grains se sèment en labourant; mais les Arabes sèment avant de labourer. Les arrosages d'hiver réclament un sixième de litre à la seconde, pendant sept mois, soit un" volume de 3,000 mètres cubes par an, répartis en trois couches de o",io de hauteur d'eau chacune; on ne compte cependant que sur un cinquième de litre par hectare et par an(i).
Les expériences rapportées par Aymard l'avaient conduit à fixer des chiffres différents de ceux qui viennent d'être indiqués, pour les plaines arrosées du Sig, de l'Habra et de Relizane. Le débit continu observé par ses soins, se rapportait aux cultures de la haute Metidja, au pied de l'Atlas, à savoir : (2).
lit.
Jardins maraîchers 1 .620
Orangeries 0.825
Tabac o . SgS
Mais O' ï 77
Pour les jardins et pour les orangers, l'hectare exige le même dibit par arrosement; seulement les Jardins en reçoivent deux par semaine, et l'orangerie un seul. Le tabac qui donne deux récoltes, la première dans le courant de juillet, la deuxième à la fin de septembre, est arrosé 4 ou 5 fois avant la première récolte, et un
(1) Zoppi e Torricelli, Annali di agricolturat 1886, p. 11.
(2) Aymard, Mémoire sur les irrigatiom de la Metidja, etc^ i853.
peu plus souvent entre les deux, ce qui représente un arrosage par quinzaine. Le débit de o"\393 est une moyenne qui tient compte de Tintervalle entre chaque arrosage, variant de 7 à 2 1 jours. Le maïs semé en avril, est irrigué tous les dix à quinze jours, jusqu'en août. Les conditions de l'irrigation en Algérie sont résumées dans le tableau XX, qui porte le nombre des arrosages, leur quotité pendant la période de culture, et la consommation d'eau par hectare et par seconde (i), pour chacune des principales récoltes.
Tableau XX. — Conditions des arrosages en Algérie,