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Arrosages en Algérie

En Algérie, le terrain irrigué est partagé en sections à peu près de même surface, qui reçoivent chacune les eaux du réservoir ou du cours d'eau, par un canal secondaire, branché sur le canal principal et desservi par un partiteur. Pour éviter les conflits, un seul propriétaire arrose sur chaque canal secondaire; c'est-à-dire, qu'il est seul à employer le débit du canal pendant le temps proportionnel à la surface qu'il cultive. Le débit est réglé en conséquence dans les canaux secondaires, suivant la zone des cultures. A Saint-Denis du Sig, il est de i5 litres pour la zone des jardins, et de 2 5 à 3o litres pour les cultures en plaine; tandis que dans l'Habra , les débits des diverses sections sont de 35 , 40 et 5o litres par section, et à Relizanede 80, 100 et même 1 10 litres pour des propriétés étendues.

Suivant la portée du canal secondaire se règlent les sections d'arrosage; ainsi, pour un débit de 100 litres, la section pourra comprendre 200 hectares en cultures estivales et 600 hectares en cultures d'hiver; en tout, 800 hectares arrosés, et pas davantage.

(i) A. Young, Voyages en Italieet en Espagne; traduction de Lesage. p. 401.

L'installation depuis longtemps pratiquée en Algérie pour les arrosages, est facile à comprendre à la vue de la figure 2, qui donne le plan d'une des sections d'irrigation des terres de Relizane qu'arrose la Mina canalisée (i\

Le canal principal AB débouchant en B, se subdivise en deux branches, pour l'irrigation des deux dernières sections V et VL Le canal secondaire qui arrose la 6*" section se dirige suivant BCDE; mais il alimente auparavant la 5^ section par les rigoles de distribution BG, CH, IK, et FM. Chacune des parcelles étant touchée au moins en un point par les rigoles de distribution, jouit de sa prise d'eau. C'est le syndicat des arrosants qui a la charge d'entretien du canal principal et des canaux secondaires et de distribution; chaque propriétaire de parcelle pourvoit à Tinsiallation de sa prise d'eau et de son terrain pour l'arrosage.

L'irrigation procédant de l'aval en amont; c'est la parcelle n" i5o desservie par la rigole FM qui commence. Au jour et à l'heure fixés par le tableau du syndicat, l'eygadier ouvre la prise d'eau de la rigole FM, les autres rigoles étant fermées, et la parcelle n® i5o, reçoit le débit total du canal secondaire BCDF. On sait le temps qu'il faut pour que l'eau parcoure la distance BCDIFM, et on ne le compte pas dans la durée d'arrosage. Le temps étant écoulé, le propriétaire est tenu de fermer sa vanne, et dès lors commence l'arrosage de la parcelle 1 5 1 , puis de la même manière, celui des parcelles I 52 et 1 53 : cette dernière étant arrosée, l'eygadier ferme la prise F et ouvre aussitôt celle en I qui dessert par la rigole IKla parcelle 225, puis 224 et ainsi de suite.

M» Pochct, Afisc en l'alcnr de la fl^iinc Je l'ILitm; Annules Jes ponts et chaussées, 1875.

Rçi'zane, un eygadier suffi, ^s P^rtiteurs 30 t nrn ^P^"-" '^"° hectares ,V

rigoles, sont également confiés aux eygadiers. Ces dispositions légèrement modifiées se retrouvent dans les plaines soumises à l'irrigation dePHabra, de THamiz et du Sig.

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