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Lodigian. — Une marcite ordinaire du Lodigian , qui ne manque pas d'eau, livre de 600 à 700 quintaux d*herbe fraîche ; soit de i5o à 200 quintaux de foin par an. On ne fauche qu'un tiers de la surface, quand on n'a pas d'autre fourrage à fournir au bétail ^i).
Lomelline. — Le but principal des marcites étant de fournir de Therbe pendant toute Tannée aux vaches, et de maintenir la production du lait à une moyenne élevée,, en vue de la fabrication du fromage, le choix des vaches laitières a la plus grande importance. Les chevaux, d'ailleurs, refusent Therbe des marcites, et il n'y a aucun profit à engraisser les veaux avec ce fourrage. Les, vaches qui fournissent le meilleur lait pour les fromageries, proviennent, la plupart, des marchés de Schwitz, Lucerne, Zug, Uri, Appenzell, etc., au débouché des vallées qui aboutissent à Lugano. Celles élevées en Italie perdent rapidement le type de la race Schwitz, et quant aux vaches de croisements des variétés Schwitz et Tyroliennes, elles sont moins bonnes laitières que celles importées directement de la Suisse, ou de TEngadine.
Dans les vacheries de la Lomelline, qui comptent 5o, i5o, et même jusqu'à 200 vaches venant de Suisse, on évalue le produit d'une vache de Schwitz, d'un poids moyen de 450 kil., consommant journellement I2'',i5 de fourrage, à 3o hectolitres de lait par an. Le prix d'une telle vache est de 5oo francs en moyenne. De i852 à 1882, en trente ans, le prix du lait a augmenté de 8 à 14 francs. Le prix moyen des 10 dernières années a été de 12 francs. Une vache suisse, après dix ans de durée, ne vaut plus qu'un quart du coût primitif.
La chambre de commerce de Pavie adonné, pour les
(I) BeIlinzona,//}cAfV&7^ agraria, loc. cit.
43o LES IRRIGATIONS.
dix années de durée d'une vache laitière, un compte établissant le revenu net annuel^ qui figure dans le tableau XXXIII. Ce revenu varie suivant que les vaches suisses sont plus ou moins mêlées, dans la vacherie, aux races indigènes. D'après le recensement de la même chambre de commerce, la Lomelline possédait, en iSyS, 15,569 vaches laitières pour la fabrication du fromage di gratta, ou Parmesan, et 8,38i génisses (i).
Les essais qui ont été faits pour remplacer les vaches des cantons suisses par des vaches bergamasques, ont permis d'obtenir parfois un rendement normal de 3o hectolitres par an, grâce au fourrage vert consommé pendant 10 mois de l'année, mais le plus souvent, au détriment de la durée des animaux. La question de Télevage n'en reste pas moins soumise, en Lombardie, à celle des soins spéciaux et de l'emploi du temps qui est une perte d'argent pour l'éleveur. Le calcul, dans ce dernier cas, est bien simple. Les vaches lombardes donnent 2 5 hectolitres de lait en moyenne, tandis que les vaches suisses en donnent 32, pendant 7 années consécutives, il y a donc tout avantage, le lait étant compté à 0^12 le litre, à acheter une vache suisse, en la payant 1 00 francs plus cher (2).
D'ailleurs, nées dans des climats salubres, robustes, bien nourries et soignées, les vaches de la Suisse ont un tempérament sain, résistant, qui s'ajoute à leurs qualités prolifiques, de durée et de docilité. Amenées en Lombardie à Tâge de 3 ou 4 ans, avant qu*elles aient atteint leur plein développement, elles profitent de l'alimentation succulente fournie par l'herbe des marcites, augmentent en poids, prennent de belles formes et remplissent le but que recherche le cultivateur lombard.
(1) PoUini, Inchiesta agraria^ loc. cit,
(2) Jacini, Inchiesta agraria; Rela\ione; loc. cit.
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Novarais, — La culture des marcites qui produisent dans le Novarais moins que dans le Milanais, donne un revenu variable, selon que le rendement oscille luimême entre 820, 720 et 640 quintaux par hectare. Le bilan présenté dans le tableau XXXIV est emprunté aux informations que le professeur Bordiga a fournies à Tenquéte agricole (i), sur base de ces trois hypothèses de production.
Prairies naturelles d'été. — Avant d*examiner les prairies alternes, dites a vicenda, dont les rendements sont élevés dans toute la vallée du Pô, surtout si Ton tient compte des récoltes de mais, ou des autres céréales qui les suivent, il convient de comparer aux marcites {prati iemali) les prairies irriguées ovAmeîirtsiprati irrigatoriï) qui exigent de l'eau en été et de l'engrais, mais dont la production, tout en étant à peu près la même que celle des prairies temporaires, demeure inférieure à celle des marcites.
Les meilleures prairies d'été rendent jusqu'à 120 quintaux, et les moins bonnes, de 70 à 80 quintaux par hectare. Quoique dans certaines provinces (2), on classe les prairies permanentes, les prairies alternes et les marcites dans le rapport de 2 à 3 et à 5, cette proportion est très discutable. Dans le Pavesan, on estime que le pré d'hiver, rendant de iio à ii5 quintaux, le pré d'été fournit 90 quintaux et le pré alterne, 65 quintaux; la relation entre Therbe livrée à la pâture et celle convertie en foin étant de 5o à i5o pour les deux dernières catégories (3). Dans le Véronais, au contraire, on évalue la production des prairies permanentes entre
(i) Notifie raccoUe dal prof, O. Bordiga; Inchiesta agraria ; vol. VII, 1. 1, p. 317.
(2) La Lomelline et le Brescian ; Inchiesta agraria; loc, cil,
(3) Saglio, il circondario di Pavia, loc, cit.
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