‹ Les irrigations en ÉgypteChapitre 86 sur 159 · MOYENNE EGYPTE · texte numérisé non relu

MOYENNE EGYPTE

Rappelons que la Moyenne Egypte se compose de deux zones : l'une

* Le prix des déblais est en moyenne de 0,40 fr. par mètre cube pour les terrassements et 0,90 m. pour les dragages.

' Les terres mêmes les plus fertiles et les plus hautes ont une tendance, par suite de TévapO'

de six kilomètres environ de largeur, en bordure du Nil, est arrosée toute Tannée par le canal Ibrahimieh ; Tautre, séparée de la première par une digue longitudinale (digue Mohit) occupe le reste de la vallée ; elle a de six à dix kilomètres de largeur, est cultivée en bassins d'inondation et reçoit leau de la crue, partie par des dérivations du canal Ibrahimieb, partie par le Bahr Yousef, partie par cinq canaux transversaux venant directement du Nil et aboutissant aux bassins après avoir franchi le canal Ibrahimieh, au moyen de siphons, et la digue Mohit, au moyen de ponts-barrages (voir pi. V) ^

Les terres situées entre le canal Ibrahimieh et le Nil sont des terres hautes qui se drainent naturellement par le sous-sol vers le Nil pendant la plus grande partie de Tannée.

Quant à celles qui sont entre le canal Ibrahimieh et la zone des bassins, elles n'ont eu pendant longtemps aucun moyen d'évacuation des eaux de colature ; il en est résulté, principalement pour les parties les plus basses situées le long de la digue Mohit, une situation fâcheuse causée par des infiltrations qui ruinaient le sol ou en diminuaient la fertilité.

Après qu'on eût creusé les cinq canaux transversaux d'alimentation directe des bassins par le Nil, qui coupent toute la zone irriguée, on eut l'idée de la drainer, au moyen de ces canaux, pendant la saison des basses eaux. On construisit à cet effet deux longues lignes de canaux de drainage parallèles au canal Ibrahimieh, aboutissant à ces cinq canaux et empruntant leur lit pour se déverser dans le Nil.

Ces canaux s'écoulent dans le fleuve pendant neuf mois de Tannée; mais, pendant la crue, ce n'est plus possible, car ils sont alors pleins d'eau à un niveau élevé pour le remplissage des bassins. A ce moment, la communication des colaleurs avec ces canaux est coupée et le drainage est totalement arrêté.

Toutefois, on peut encore pendant quelque temps, au commencement de la crue, lancer des eaux de drainage dans certains points du Bahr Yousef dont le niveau reste assez bas pour les recevoir par gravitation ; elles y sont dirigées au moyen de deux ouvrages percés dans la digue Mohit.

Le drainage de toute cette région ne peut être établi d'une façon complète et satisfaisante que par Tinstallation de pompes permettant d'élever les eaux d'évacuation, à Tépoque de la crue, des drains longitudinaux dans les cinq canaux transversaux.

Des mesures sont déjà prises dans ce sens, en raison de la grande exten-

ration des eaux irrigation, à se saler; il n'est pas douteux qu'on remédierait & cet inconvénient par la construction de rigoles de drainage entraînant l'eau dans le sous-sol. ' Voir page 94 et suivantes, page 17o et suivantes.

sion qu'on va donner à la culture par irrigation dans la Moyenne Egypte. Dans ce but, on est en train de construire en tôte de Tun des canaux, le canal Etsa, une usine élévatoire. Le canal Etsa a 22 mètres de largeur au plafond et franchit le canal Ibrahimieh par un siphon ayant cinq arches de 3 mètres. L'usine élévatoire comprendra quatre pompes centrifuges de i mètre de diamètre, mues par quatre machines compound verticales pouvant débiter 8 mèlres cubes par seconde avec une élévation de 4,50 m. Ce canal, qui ne sera plus employé au remplissage des bassins, servira à évacuer dans le Nil pendant toute l'année, par gravitation pendant les basses eaux, et au moyen des pompes, pendant la crue, le drainage de la province d'Assiout et d'une partie de la province de Minieh.

En outre, le régime du Bahr Yousef étant en voie de transformation par suite de la construction de plusieurs ponts-barrages établis le long de son cours, une autre partie des. eaux de drainage sera jetée dans son lit par un long canal aboutissant dans le bassin Sultani, vers l'extrémité nord de la région arrosée par le canal Ibrahimieh S

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