‹ Les isolements, 1903-1904 (volume 2)Chapitre 18 sur 35 · HIVERNAGE · texte numérisé non relu

HIVERNAGE

Mon feu rougit les vitres closes.

Pourquoi mon cœur se souvient-il Des premières brises d'avril, Des soirs de juin, du sangdes roses?

Ma servante vient. Dans les plis De sa robe sombre elle apporte Le froid de la Nature morte, £t des grands horizons pâlis.

Une lune glacée argenté Les ruisseaux durs comme du sel.

Les pins qui dorment dans le gel De la nuit vive et transparente.

Et n'étaient mes livres dorés, Ces tableaux et le thé qui fume.

Ce bon feu de bois qui parfume Ha chambre, et ces murs éclairés.

LIS ISOLBKI

pourrais, tant tout es) mt je suii retiré du br oin que je vis une ni hiver, dans an clottn

LSB ISOLBHBNTS

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