‹ Les isolements, 1903-1904 (volume 2)Chapitre 20 sur 35 · LA MORT CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

LA MORT CHRÉTIENNE

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Elle est un paysan dont la charpente dure

Est en toute saison recouverte de buie.

Un vieux squelette en blouse avec un chapeau noir.

Sa maison est au fond d'un ravin plein de soir.

Ou sur le mont qu'attriste un étemel nuage,

On ne sait. Gepraidant tous les noms du village

Sont écrits sur son livre, et posant chaque nuit.

Quand sa lampe rougefltre éclaire avec ennui,

Dans les os de sa main les os lourds de sa tête,

La mort tourne d'un doigt sec et long de sqnelMte

Les pages, ramassant quelquefois une dent

Sur le livre tombée. Elle sort et le vent

S'apaisa et tous les chiens ontpeur quand elle passe.

Elle s'assied souvent sur un banc de la place,

Sans faire attention aux bouquets effeuillés

Sur tes grav^, autour des fontaines, mouillés.

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D repose sous tei branches

la chambre on voit des choses blanches,

petits souliers blancs ; unonr sous les arbres tremblants !lle marche et travaille dans l'ombre, a veillant la fosse sombre, pAle et grave diité ez au ciel ensanglanté, ion, héros de Salamine I IX d'Argos sur la colline.

Tant une antique prison,

fille au seuil d'une maison, lit la coupe et ta ciguë,

le grain de sa peau nue, as eu, philosophes, héros, 1 charpente d'os icheur vous était apparue Qx, sa bure et ses sabots.

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