DANS UN ÉCLAIR
Je soia le sentier noir qui conduit au village, Fantastique et dansant aux lueurs de l'orage, Sous la tour ruinée et l'humide rocher.
Tout est mort et désert dans ce petit rucher Où ma ruche est d'or pur à cause de ma lampe. Avec mon lourd manteau gonflé sur cette rampe, J'ai l'air d'un vieux lakiste, et tout seul, je m'assieds. Distinguant nettement les pierres à mes pieds, Et l'herbe et le sentier, puis toute la montagne. Quand la foudre éblouit la livide campagne.
Et je pense à ceci : — te voir dans un éclair. Brusquement, longue et fine, avec ton chapeau clair Aux bleus rubans nouant des roses effeuillées. Tes souliers de satin dans les touffes mouillées. Ta robe de printemps, malgré la trbte nuit, O grande enfant I avec ton sourire qui luit
eoi lata
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l« ti
OLIUBNTS
La lourde nuit d'été pèse sur ma demeure ; Je pense à tous les bras qui sont nus à cette heu Bras des petits enfants couchés dans leurs bero Plus tendres et plus frais que la pulpe des pom: Bras maigres des vieillards et bras velus des boi Dans les lits ténébreux pareils à des tombeaux
Je pense aux bras dorés montant la pleine lune Au fond des seaux rouilles où miroite l'eau bruo Aux bras chastes tenant un jeune sein caché, Aux bras polis et clairs de quelques grandes fille Parfumés et plus durs que d'ardentes faucilles. Autour d'un cou d'amant qui se laisse faucher.
Aux bras pâles pendant des couches dévastées. Où des roses aux creux des coussins sont restée Aux bras des vieux pareils à de noirs avirons Dans la nuit sty téenne et confuse et je pense, Perdu, seul au milieu de ce brûlant silence, A tes beaux bras lointains, délicieux et ronds.
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m balcon, élève-les dans l'ombre, ip'alorB malgré la chose sombre mon champ, ma vigne et ma maison, issant par degrés l'étendue, Bcension, la montée inconnue isants do lune au bord de l'horizon !
LKB ISOLBlfBNTS
Que cette page-ci soit comme un dernier banc Où nous nous arrêtons sous un arbre tremblât Entends passer le soir dans le fond des ravines Fais neiger sur ce banc un flot de mousseline En l'asseyant. Tes pieds, couple de ramiers cli Se sont posés sur le gaion, au bleu des airs ' Passe une seule nue et l'aïur se recuùlle Autour de ton visage et le vol d'une feuille Descend sur tes cheveux avec douceur, encor.
Du crépuscule pur, la petite &me d'or Est cette abeille au creux de cette solanée.
Donne ta longue main blanche et de bleu vein Nous allons rester seuls dans ce livre de nuit. Du càt^ du couchant où le soleil s'enfuit Ta joue est de lumière et de rose parée.
Ah I pouvoir arrAter le jour & sa soirée Et fixer à jamais nos humaines amours I Je tremblais autrefois quand tu disais : - « Toi De ta bouche de femme et de tes belles lèvres. Je pensais : le cytise attirait hier ces chèvres, Et voici qu'à présent elles vont dépouiller Les bourgeons frais éclos de cet azerolier.
Est-ce vrai? Sur la mer où tout se hAte et pasi Notre barque, 6 doux cœur, n'a pas changé de
premiers baiien fîirtif témoin, is le trouver uns remonter bien loin !
durer c'était voir une fuite moments et d'êtres et qu'ensuite avenir et le soir....
^ mon cœur, te verront tu n'es qu'une blancheur, ant dans un parc de septembte, tu penché couleur de rouîUe et d'ambre, ni prendront ce livre ignoreront I ta voix, la pâleur de ton front, nd je pourrais marcher dans les étoiles, fs dont d'autres vents gonflent les toiles, d'autres bras , cherchant dans d'autres yeux I bras nus, le bleu de tes yeux bleus, is rien, car, seule, ô mon amie, blabte k toi dans cette immense vie.
is bien que ce que je te dis murmuré par des soirs attiédis lac où retombait la rame, Qt plus grands, ils n'avaient pas mon ftme, Burs unis ont leur part d'infini, qui bat soulevant cette page ) divins qui font que ton corsage voile blanc posé sur un doux nid 1
A Reynaldo-
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ART POÉTIQDB
Sois pensif au miliau des êtres »l des choseï Erre sur la montagne et rade dans les bois.
Sots défaillant devant une touffe de roses Et devant un fruit mûr qu'entoure ub chcei
Que chaque passion laisse sur ton visage La marque d'un fer rouge ou d'un coup de Et des ravinements de rafale et d'orage ; Plonge-toi dans la vie et fais rejaillir l'eau.
Sois pâle de colère et plein d'amour encon Sois confiant comme un enfant et sois jalot Quand ta blanche ennemie, endormie h l'a Sommeille en souriant, pense qu'il serait d
De la chasser, plutôt que de baiser sa bouc De toucher son épaule où commence son h Doute de ce beau corps endormi dans ta o Et charge-le de tout ce que tu ne sais pas,
illes et de pailles, les d'amour.
la lumière, 3-toi de fleurs, sar une pierre, npé de tes pleurs.
i plages lointaines, >res incouDUs, sources souterraines, es de beaux bras nus.
faix de lambrusques, toujours pareil
u'assaUlent des vents brusques ; groupe vermeil
ant à l'orée aises au gazon, lune dorée >rd de l'horizon I
la
Le ciel est violet, il est matin, j'i Deux paysans, U-bas, qui parlen
Je suis las de veiller sans pouvoii Avec cette douleur, avec ce souv<
Les lampes que déjà rallument le Projettent aux plafonds quelque
Le bois sort de la brume et le cie Les hommes à pas lents se rappr
Ils parlent du beau temps, du vei D'une chèvre qui sort on entend
Ah ! comme je suis seul et qu'ils Et loin de mes désirs, et loin de i
Ces calmes paysans occupés de 1 Qui passent sans savoir quelle mi
Queb regrets sont cachés derriën Et pour qui l'horizon n'est que v:
tout un jour, oie et qu'on les touche; oroM et FAmour I [dos dfl bouche.
OLHHBNTS
J'avais sculpté mon buste et o'ai vu qu'un morceau
De mon front travailli par la g Pris de U plus bell
Mais je veux respecter et laisse Ces ruines sous ces i
Un matin hyperboréen où le so Barrait les troncs luisants et no Une bacchante rousse et toute i Levant la tète pâle et sauvante La jeta dans les eaux aux tourt Du sommet de mes yen en fala J'ai lancé mon coeur lourd.
Que boisent le sapin, l'érable e Il bondit, et les rocs des itropb De l'éclat matinal d'oo grtnd <
ent, d'un clapotement bleu, i qui la rougît un peu.
mneux, j'ai jeti inneur, belle parure dont j'entends le murmure, par un grand jour d'été.
ieuz, pliu gruid «ou* de* UnuM t la vertu gravir un GcJgotht, it Mcré tomber tui TbermopjrlM, ' tremblant nrU Fonuriiui. »
< dans l'bumaine poitrine t et défaillant aux pieds lait la blonde Fomarine xirbeille d'œillets ;
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Un beausoir glorieux de baigner dans la ville Michel-Ange sortant, de la glaise à ses mains. Et les lauriers latins abritant un concile Rouge de cardinaux et blanc de corps ro
Ce cœur an se brisant, comme une hori<
Un grand moment de l'âme et de l'huma:
Et malgré la vertu, la patrie et Plutarqu
Moi, je préfère, en vérité,
Ce coeur qui meurt d'amour, d'idéal et di A. ces bandes tombant dans un ravin dése Tandis qu'un vieux satrape endormi se si Regardant le combat, ses bagues et la m
louB reviennent encore irfumg de l'aurore?
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Marguerites des prés comment rensîtr Mousses vertes, tapis agréables et dou Qui vous couchez avec des mollesses ( Au bord des tièdes eaux, dans le creui Dimanches de juillet, riches comme Blancs de soleil, clairs de chansons et Rumeurs des soirs d'été sur les petite!
Balcons flearis, lunes d'argent sur lei Roses de mon enclos, grappes des ma Se peut-il, se peut-il qu'un jour vom
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