‹ Les isolements, 1903-1904 (volume 2)Chapitre 6 sur 35 · SOIR ORA · texte numérisé non relu

SOIR ORA

Là-haut, le ciel livide est un ' Où le vent, ce berger, parqui Des nuages fuyant dans un l Ici, c'est le soir lourd d'oragi Sur des pays déserts faits de i De croupes, de rochers aux D'abîmes, de vallons où perât De ravins si cachés, que dan (Ju peu de chaque soir qui to Et moi je suis au pied d'un Comme un tronc ruiné, coir Béant de regarder vers l'horr D'un bois en pente et couro Ouvert sur l'infini, sur les t< Un arceau dévasté, porte sor Du fond du val empli de terr Ud être fabuleux, tout à cou

LES ISOLBUBNTS

Et derrière l'arbre, une Muse Admire la femme allaitant.

Sous le pin orphique et chantant, La face sournoise et camuse.

Et la blonde rêve en sentant Sur sa ronde poitrine nue, La barbiche déjà pointue Et soyeuse de VMgip&a.

lBs isolements

ENÊTRE OUVERTE

re grimpe un rosier qui l'emba ides du soir nage un dernier ar s de jasmin, sur mon seuil effe sucement leur àmevaporeuse; roi d'oiseau, j'entends la sourc >is frémit de ses rameaux moui

is coteaux se fond dans la lumt< ler le toit penché d'une chaum cyprès droit, une fille qui vient ur du soir tremble autour de si mde, elle est blanche, elle rit, e!

Q, la nuit tombe, il ne reste pi

plus rien. Mais la lune îmmin re, blanchit le contour d'une p e lever hésite et tremble aussi, ire, muguets dans un vase de > Sbiouie, d passante légère, pas pourquoi je songe au vieni

A DIDEROT, DAKS LE FEtlIL

Ser les verts itiarronniers doit s'amasser l'ora Vous regardez assis, perdu dans le feuillage.

Ce ciel pommelé se couvrir.

Moi je porte mon cœur, et je vais et je souffre

Tout courbé sur moi-même et voyant, sombre

Mon ciel intérieur noircir.

Ab I Diderot, ah ! philosophe ! La feuillée Bat votre front serein, et légère et mouillée,

Tourne une ronde autour de vous.

Je n'aime que les vers et ne voiu connais guii Et si je reste là près du socle de pierre,

C'est qu'un peu de repos m'est doux

C'est que vous m'avez plu, caché dans la ven Ayant l'air inquiet de savoir si s'azure

Le soir de mai changeant et gris; C'est que j'aime surtout le bronze des statues. Et ces tendres rameaux flattant vos tempes m

C'est que surtout, loin de Paris,

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