‹ Les isolements, 1903-1904Chapitre 18 sur 76 · LE MIROIR · texte numérisé non relu

LE MIROIR

Je place comme un prisme au seuil de chaque jour

Pour expliquer le monde Qui vient s'y refléter, mon cœur pensif et lourd

Où l'harmonie abonde.

Tout m'est lucide et pur et clair comme un cristal,

Que ce soit une fille, Un vert rideau de lierre, un doux ciel matinal,

Un roc mouillé qui brille.

Et je rapporte tout, que ce soit joie ou deuil,

A la forme choisie Que j'ai placée ainsi, seule et debout, au seuil,

Des jours qui sont ma vie.

LES ISOLEMENTS 3j

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