‹ Les isolements, 1903-1904Chapitre 66 sur 76 · APAISEMENT · texte numérisé non relu

APAISEMENT

Quand tout change pour toi, la Nature est la même.

Lamartine .

Sur la masse des monts un soir de grands nuages

Pensif est suspendu ; Regardons, ô vieux cœur, les toits de ces villages,

Les bois et le ciel nu.

A l'horizon rougeàtre est une tour antique...

Quel oubli, quel oubli!

Va, ne regrette rien, mon cœur mélancolique ;

Le ruisseau dans son lit

Passe et chaque heure coule avec monotonie,

Et cela seul est beau ; Tu t'étais égaré, voilà, voilà ta vie;

La pourpre est un lambeau ,

Les acclamations sont un peu de tumulte

Au vent léger du soir, Et rien ne vaut, ù cœur ignoré qu'on insulte,

La paix sur le mont noirl

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