Les Israélites et la République
La déclaration de guerre accueillie avec joie par les indigènes avait peu satisfait les colons et les Israélites. Les premiers, et les notables juifs partageaient leur sentiment,, regrettaient l’ajournement des réformes civiles et se demandaient avec crainte si une victoire française ne viendrait pas rétablir le prestige de l’Empire et de l’Armée et n'amènerait pas en Algérie le retour du régime du sabre. Les négociants israélites redoutaient de nouvelles complications économiques qui auraient compromis le relèvement naissant de l’économie algérienne (1). En pleine guerre, les Français songeaient aux élections, aux Conseils Généraux et préparaient la victoire des républicains sur l'administration. Tout à leurs passions politiques et à leurs intérêts, ils ne semblaient pas s’apercevoir de la position critique où le pays était placé du fait des défaites impériales. Les Consistoires algériens montraient au contraire une dignité qui contrastait avec les passions partisanes. Ils exhortaient les fidèles à soutenir par tous les moyens la défense nationale, et puisqu'ils ne pouvaient pas abandonner la colonie, ils les invitaient tous à donner leur argent au Gouvernement :
« Donnez, donnez à pleines mains, les uns leur or, les autres leur argent, ceux-ci leur cuivre » (2).
Quelques Israélites même firent plus : ils s’enrôlèrent et eurent sur les champs de bataille une attitude brillante, comme Léon Séror, fils de l’ancien conseiller général israélite d'Alger et les frères - Abourlé, dont l’un fut tué et l’autre fait caporal (3).
La déchéance de l’Empire et la proclamation de la République furent accueillies avec indifférence par la population israélite, Jus-
{1) Commission d’'Enquête sur les actes du gouvernement de « la défense Nationale ». Déposition du capitaine Villot, p. 278 A.
(2) Appel du Consistoire d'Oran dans Echo d'Oran, 4 septembre 1870.
{3} CRÉMIEUX, Discours à l’Alliunce Israélite Universelle, 1872, p. 45.
qu'alors ses notables avaient témoigné à l'empereur un loyalisme irré-. prochable. Ils montrèrent un zèle égal pour le Gouvernement de la Défense Nationale. Les mêmes hommes qui avaient signé des adresses à Napoléon III proclamaient très haut leur attachement à la République (1). Cette tactique prudente leur permettait de conserver leurs postes de conseillers municipaux tandis que leurs collègues européens cédaient la place aux républicains avancés. Certains Israélites, qui avaient espéré supplanter à la faveur de la Révolution les chefs traditionnels, s’efforçaient de démontrer que les Israélites étaient naturellement républicains et que, depuis la dispersion, ils vivaient en « société républicaine cosmopolite (2) ». Ces habiletés, pensaientils, devaient gagner la sympathie populaire. Démos étant devenu roi, ils le courtisaient comme jadis l’empereur déchu. Mais l'opinion algérienne se préoccupait peu de ces indigènes ; elle cherchait à conquérir sous la République les droits que l’Empire lui avait jusqu'alors refusés.
La nouvelle de la Révolution de septembre avait été accueillie avec d’incroyables transports. Sedan, c'était la défaite de l’Empire, le châtiment du 2? décembre. La République de 1870, comme celle de 1792 saurait vaincre l’envahisseur. Entre des défenseurs de la liberté combattant pour une juste cause et les soldats des tyrans allemands, la partie ne pouvait pas être égale ; les premiers devaient tout subjuguer comme les soldats de l’an II.
« Salut à la liberté ! Salut à la République ! s’écriait lyriquement le « leader » de l’Algérie française, l’ancien déporté Emile Thuillier. L’invasion ne nous inquiète plus. Six cent mille Prussiens qui menaçaient l'empire se briseront contre la liberté. A nous de conserver cette précieuse conquête » (3).
Aigris par les souffrances de la déportation, les déportés qui constiluaient une partie importante de la population française et les républicains de 1848 prirent la direction des affaires. Les autorités impér'ales, privées de toute force armée — il restait quatre régiments pour toute l'Algérie, dont trois devaient être appelés en France par le Gouvernement de la Défense Nationale — hantées par la crainte d'une insurrection qui semblait imminente en Kabylie, abdiquèrent (4). Mais les républicains voulaient que le Gouvernement de la Défense Nationale consacrât leur victoire sur l’odieuse administralion militaire. Un peu avant la chute de l'Empire, ils avaient organisé des clubs où l’on jouait aux Jacobins. La révolution donna
(1) Echo d'Oran, 23 octobre 1870.
(2) Profession de foi. Tabet, interprète judiciaire. Zcho d'Oran, 22 septembre 1870.
(3) E. THUILLIER, Algérie Française, 6 septembre 1870.
(4) Enquête Ass. Nation. Déposition Warnier, p. 272-273. Arch. Nat. F. 80, 1631. Arch. Gouv. Gén. Correspondance du Gouverneur général intérimaire Durieu.
LE DÉCRET CRÉMIEUX Cl
une subite importance à ceux-ci. Ils devinrent les centres d’où partaient les ordres et les menaces aux autorités des villes et quelquefois les émeutes. Celles-ci ne manquaient pas, en effet : pour des motifs futiles on organisait des manifestations contre le régime du sabre (1). Orateurs et journaux rivalisaient de violence en face d’un pouvoir sans force. Cette agitation perpétuelle, discréditant gravement la France aux eux des indigènes, il y avait une nécessité impérieuse à la faire cesser. Les comités de défense, émanations des clubs, réclamaient pour cela une constitution civile immédiate. Ils voulaient exploiter jusqu'au bout de leur succès sur « les bureaux arabes » qui, d’après eux, allaient fomenter des révoltes parmi les indigènes pour faire croire qu'ils étaient indispensables (2). Pour les en empêcher, l'établissement du droit commun en Algérie et la menace de sévères sanctions contre les officiers du bureau arabe, si des désordres se produisaient dans leur commandement, suffiraient,
Craignant de ne pas convaincre les membres du Gouvernement provisoire que les rapports des autorités militaires algériennes, débris de l’Empire, pouvaient égarer, ils décidèrent d'envoyer à Tours des délégués. Aucun caractère officiel n’était attaché à leur mission. La population n'avait, à aucun moment, été consultée pour approuver leur choix ou leur programme. Ils représentaient les purs républicains, les intransigeants des Comités de défense, c’est-à-dire des clubs, mais rien de plus. La province d’Alger était représentée par un avocat, Allié et un colon qui avait acquis une certaine notoriélé par ses articles, Paul Blanc. Deux démocrates algériens qui se trouvaient à Tours, Jourdan et Le Balteux, complétèrent cette délégation. Constantine envoyait l'avocat Poivre, l'ingénieur de Chabannes, Prunache ei le département d'Oran le géologue Fomel et l'avetal-publiciste Pujade. Les délégations d'Alger et de Constantine arrivèrent à Tours le 8 octobre, celle d'Oran le 10 ; le 12, elles étaient reçues par Crémieux, président de la Délégation et spécialement chargé des affaires algérienne (3).
En. — Les décrets du 24 octobre.
Crémieux faisait figure de « technicien » de l'Algérie parce qu'il y avait fait dix-sept voyages (4). En réalité, il n’y avait jamais
{1) A Oran, le 5 septembre, à Alger, 11 septembre, 16 et 25 septembre, prodromes de l’'émeute qui devait chasser le général Walsin Esterhazy, gouverneur intérimaire, le 97 octobre 1870. RaDport La Sicotière, Arch. Nat., F. 80, 1€81.
(2) Lettre du 4 et du 18 octobre de Warnier, préfet d'Alger, à Crémieux, le mettant en garde contre les affirmations des délégués des clubs. Lettre de républicains à Crémieux, 6 octobre 1870. Compte rendu des actes. p. 74.
(3) Lettre de Pujade du 14 févr. 1898 dans GARROT, La myslification du décret Créfnieux, p. 98 et 29.
&) CRÉMIEUX, Discours à l'Alliance israélite, mai 1877.
séjourné que quelques jours à l'occasion de procès qu'il y était venu plaider. Il était en relations avec les démocrates, les gens de robe, les notables israélites, mais il ne connaissait du peuple algérien et des indigènes que ce que lui avaient dit ses amis. Comme la plupart des républicains de l’époque, il avait conservé une solide rancune à l'égard de cette armée impériale qui avait été la base de l’Empire (1). Ce sentiment le disposait à accueillir favorablement la requête des délégués algériens contre le « détestable régime militaire ».
A Tours, les délégués algériens le pressaient de leur donner salisfaction. Ils annoncçaient de grands malheurs si l’on n’opérait pas immédiatement leurs réformes. D’Algérie parvenaient des rapports affolés décrivant l’exaltation de la population des grandes villes. On gvait tant bien que mal réussi à conserver la paix, mais il fallait faire quelque chose pour apaiser l’effervescence. Le Gouverneur Général et le préfet d'Alger, Warnier, demandaient des élections municipales. Pour les satisfaire, Crémieux, en quelques jours, fabriqua une Constitution.
Le 24 octobre 1870 il soumettait neuf décrets au Conseil du Gouvernement qui les ratifiait. Les plus importants étaient ceux établissant ie régime civil, le jury et naturalisant en bloc les Israélites indigènes. Ce dernier était ainsi libellé :
« Les Israélites indigènes des départements de l'Algérie sont déclarés citoyens français : en conséquence, leur statut réel et leur statut personnel seront à compter de la promulgation du présent décret réglés par la loi française ; tous droits acquis jusqu’à ce jour restent inviolables.
« Toute disposition législative, décret, réglement ou ordonnance contraires sont abolis.
« Fait à Tours le 24 octobre 1870.
« Ad. Crémieux — L. Gambetta — A Glais Bizoin — L. Fourichon (1).
On ignore exactement comment ces décrets furent préparés, tous les documents s’y rapportant ayant disparu (2). Crémieux en a revendiqué hautement la responsabilité. Pour le décret de naturalisation des Israélites, cela ne fait aucun doute. Pendant de longues années, il avait lutté pour l'émancipation de « ses frères algériens ». Sous un régime qu'il combattait, il avait réussi à obtenir la promesse qu'on
(1) Voici comment il définit l’armée permanente : « I1 n’est pas possible que l’on ne comprenne pas. tout ce que présente de danger sans avantage cette institution des armées permanentes, œuvre et soutien du despotisme, menace perpétuelle contre la liberté de la nation désanmée, destruction de la vie de famille. abolition du travail si moral de la campagne remplacé par l'oisiveté déplorable de la garnison ». CREMIEUX, Comple-rendu des actes, p. 12.
(2) Moniteur au 28 octobre 1870.
(3) Rapport La Sicotière, p. 54.
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accomplirait cette « grande mesure », mais on avait préparé la réforme de telle façon qu’elle semblait encore menacée d'un échec, qu'il était obligé de faire de nouvelles démarches qui pouvaient rester infructueuses. Et soudain, il se trouvait investi du droit d'agir à sa guise, sans contrôle. Son devoir lui imposait de donner satisfaction à ses « chers Israélites d'Algérie ».
« Franchement, messieurs, demandait-il à l’Assemblée de l'Alliance Israélite Universelle, que diriez-vous de moi aujourd’hui si on venait se plaindre que le ministre de la Justice de 1870, que le mernbre du Gouvernement du 4 septembre n'avait pas voulu faire citoyens français les Israélites dont il demandait la naturalisation pendant qu'il était député » (1).
Ce n'était pas seulement la réalisation d’un vieux rêve, mais l’accomplissement d'un devoir d'israélite et de Français. Son judaïsme ardent n’était pas en effet incompatible avec son patriotisme, bien que le sentiment de sa mission israélite primât tout chez lui.
« À côté de nos devoirs patriotiques, disait-il, nous avons tous, Juifs de l'Alliance Universelle, une grande mission qui nous est commune et que nous voulons accomplir ensemble dans sa plus grande étendue. Non, non, point de séparation possible entre nous : dans la sainte cause que nous servons tous, Israélites allemands, autrichiens, anglais, belges, espagnols, hollandais, russes, Juifs de l'Orient et de l'Occident, Juifs du Nord et du Midi, nous sommes un faisceau que maintient un lien sacré, indestructible (2) ».
Son amour de la France lui était, en effet, inspiré par son seniiment judaïque : sans doute ce lettré aimait le pays de Racine et de Versailles, mais il voyait surtout dans sa Patrie, la France de la Révolution qui, la première, avait élevé les Juifs au rang d'hommes libres. Il lui avait voué pour cela un culte passionné. « Je ne crois pas, disait-il en 1874, à l'Assemblée Nationale, qu’il y ait quelqu'un dans l’Assemblée qui puisse aimer la France comme je l'aime » (3). En naturalisant les Juifs d'Algérie, il restait fidèle aux principes de fraternité el d'humanité qu'il avait servis toute sa vie. Plein d’une joie ineffable, il pensait augmenter ainsi le prestige de la France en même temps qu'il écrivait « cette heureuse page de sa vie » qui le « liait à l’histoire de ce peuple juif dont l'émancipation complète était, depuis plus d’un demi-siècle, le rêve, l'idéal de ses pensées (4). »
Ces conseillers algériens se montraient également favorables à
(4) Discours Ass. gén. Bulletin de L'All. Isr. Univ., 1er semestre 1872, p. 32. (2) Bulletin de l'Alliance Universelle, 1er semestre 1872, p. 57.
(3) Louis DURRIEU, « Les Juifs algériens », p. 17.
(4) CREMIEUX, Discours à l'Alliance, p. 33.
la naturalisation. Les délégués avaient rejeté le projet de Constitution du délégué algérois, Allié. Le projet d'ensemble adopté avait été rédigé par l’avocat constantinois Poivre. Celui-ci s'était déclaré partisan de la naturalisation dè 1862 (1). Le secrétaire pour les Affaires algériennes de Crémieux, le conseiller général de Guelma, Viguier, avait préconisé cette réforme dans les différents articles de journaux. Ils auraient poussé le ministre à signer son décret sur les Israélites plutôt qu’ils ne l’auraient déconseillé.
Quelques objections s’élevèrent toutefois. Paul Blanc, délégué d'Alger, et l’avocat oranais Pujade protestèrent le 23 octobre, mettant en relief la mauvaise volonté qu'avait montrée jusqu'alors la masse des Israélites, et les dangers de révolte algérienne qui pouvaient naitre de cette mesure. Crémieux invoquant les principes démocratiques leur fit observer que les Juifs garderaient une profonde reconnaissance à la République si elle les élevait et qu'il serait d’un grand secours pour le régime. Les autres délégués n’intervinrent pas. Les délégués oranais s’en furent trouver Gambetta qui, prétextant son 1abeur, les renvoya à Crémieux (2).
Aucun membre des services algériens de l’Empire n'avait été consulté, bien que plusieurs de ces fonctionnaires aient suivi is Gouvernement à Tours ; les préfets et les généraux en fonctions n'eurent pas davantage de droit (3). On ne prit pas garde aux travaux antérieurs du Conseil d'Etat ni au Consistoire Central dont, il est vrai, Crémieux connaissait les sentiments (4).
La situation difficile de l’Algérie en 1870 permet seule d'expliquer la hâte de cette improvisation. On ne peut pas croire toutefois que celte explication, valable pour les décrets se rapportant à l’abrogation du régime militaire, le soit également pour le décret de naturalisation. Les habitants des grandes villes n'auraient pas pris les armes pour que les Israélites fussent déclarés citoyens. Mais cette mesure était trop chère au cœur de Crémieux pour qu'il laissât échapper l’occasion de la réaliser.
On a émis des doutes en 1898 sur l'authenticité du décret. Se basant sur le témoignage de Pujade et sur le fait que toutes les pièces relatives aux décrets algériens avaient disparu, les antijuifs ont prétendu que le décret Crémieux n'avait jamais existé. L’amiral Fourichon et Glais Bizoin n'auraient jamais signé cette pièce que Crémieux aurait délibérément fait porter au « Moniteur » (5). Ce sont là des arguments de polémique qu'on peut écarter sans crainte. Dans
(i) Enquête parlemeñtaire. Déposition du Bouzet, p. 230. (2) Lettre Pujade dans GARROT, 09. cîl., p. 928 «et 99.
(3) Rapport la Sicotière, p. 54.
(4) Ibid., p. 69.
(5) GARROT, 09. cit., p. 29.
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ses souvenirs sur le Gouvernement de la Défense Nationale, Glais Bizoin lui-même spécifie que la délégation, après avoir entendu l’exposé de Crémieux, l’approuva.
« Parmi les mille décrets rendus par le Gouvernement de la Défense Nationale, c'était à coup sûr un des plus justes », a-t-il écrit (1). Le principe du décret était trop conforme aux sentiments intimes de ces vieux démocrates pour qu'ils lui fussent hostiles.
Il semble que Crémieux lui-même n'ait voulu que la proclamation du principe, qu'il ait songé à apporter dans l'application de son décret certaines restrictions de fait qui auraient évité des froissements avec la population algérienne. Le 29 novembre 1870, le Commissaire Civil extraordinaire, qui faisait fonction de Gouverneur Général, lui ayant fait remarquer les inconvénients que présentait la présence parmi les jurés d’Israélites, peu sympathiques aux Musulmans et presque toujours illettrés, Crémieux répondait :
« Vos observations sont sages. Invitez « très confidentiellement » les maires à omettre sur les listes ceux des Israélites indigènes qui ne réclament pas ou que leur éducation exceptionnelle n’y appelle pas naturellement. Il faut un commencement. Le principe est sauf, une pratique habile le fera passer dans les mœurs avec le temps (2) ».
Un mois plus tard, il songeait à éviter le scandale que causeraient des majorités électorales assurées par les voix des Israélites, ce qui avait constitué une des objections du Conseil d'Etat au projet de loi Ollivier. Son secrétaire, Cartier, télégraphiait au Commissaire extraordinaire du Bouzet ;
« On me signale certaines localités où les Israélites naturalisés formeraient à eux seuls la majorité au sein des corps électoraux. Veuillez en établir la liste avec le chiffre et rechercher pour ces localités, quel serait le moyen pratique d’éviter de mettre en relief les inconvénients purement locaux du progrès réalisé. Il ne faut pas que l’affranchissement d’une race puisse être critiqué par les hommes de liberté sur quelques exemples accidentels » (3).
Politique habile et prudente. Leurs droits acquis, les Israélites avaient intérêt à ne soulever l’animosité d'aucune fraction de la population de la colonie. Le plus simple, pour cela, était de ne pas éveiller son attention. Ce n’était plus le prophète mais le politique qui conseillait de laisser le temps faire son œuvre et, devant des résistances inattendues, songeait à estomper ce qu'il y avait de choquant dans son œuvre.
(4) GLAIS BIZOIN, Dictature de cinq mois, p. 184 et 18. (2) Annexe de l'Enquête sur les actes, p. %8. (3) Tbid., p. 69, note 2. 10
146 LES ISRAÉLITES ALGÉRIENS DE 1830 à 1902