L'affaire Lévy
C'est dans la jeunesse que la propagande antijuive avait fait les progrès les plus rapides. Gymnastes el étudiants se faisaient gloire d'exclure de leurs sociétés les Israélites : ils élaient vite devenus des disciples enthousiastes de Drumont et les jeures Algériens de l'association des étudiants d'Aiger avaient décidé, en vertu du principe « La France aux Français », de ne pas admettre, parmi leurs membres d'honneur, le nouveau professeur de droit romain de l'Ecole de Droit, Lévy. Il y avait quelque imnrudence, dans une période aussi critique, à donner à des jeunes gens nartisans exaltés de l'antisémitisme, un maître israélite. Ceux-ci maugréèrent contre un tel choix, &lléguant que ce chargé de cours n'était qu'admissible à l'agrégalion (2). Le président de la ligue antijuive, Martin Saint-Léon, engagea les étudiants à ne pas le laisser prendre possession de sa
(1) Voir EF. GAUTIER, 0p. cit. p. 98 à 122. J. HESSE « La vérité sur l'Algérie nv. L. PAOLI, op. rit. Revue de Paris. 15 mars 198.
(2) A. CASTERAN, Les troubles d'Alger, p. 1. La nomination de Lévy à Alger, provisoire, se justifiait par des raisons de santé,
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