LA FIN DU MOUVEMENT ANTIUIF AL
les troupes qui lui restaient lorsque les frères Mantout le faisaient, arrêter à cause des créances qu'il n'avait pas pu leur payer.
Cette mesure lui rappelait son arrestation de 1898. Mais en moins de quatre ans la situation avait bien changé. L'agitateur s'était usé au pouvoir. Dans sa cellule de Barberousse, il rouvait évoquer les bruanis coritèges d'admirateurs qui jadis venaient clamer leur amour pour leur chef. Il pouvait penser aux subtilités de Lutaud qui le faisait transporter à Sidi Ferruch pour éviter de trop houleuses mani.estations. Alger ne frémissait plus en apprene, & son arrestation. Pire : ses amis l’abandonnaient. Non seulement ses seconds l'avaient trahi, up à un, dans leur lutte commune, mais ceux qui le suivaient encore refusaient de faire le moindre sacrifice rour le délivrer. « L'égoïsme de certains à mon égard ne m'étonne ras, écrivait-il, je saurai m'en souvenir à ma sortie de rrison et m'en venger » (1).