SQ
après lescoucheset affections périodiques, sont plus longtemps intactes pour leurs maris. La femme malade périodiquement, pendant sept jours ne doit toucher à rien. Après les couches, lorsque c'est un garçon, elle est dans le même cas pendant quarante jours, et si c'est une fille, quatrevingt jours 1 . 6° La division de l'année en mois est différente : ils font leurs mois et leurs fêtes, d'après la nouvelle lune, et s'appuient sur ce que dit l'écriture (Nomb.28,1 A). « C'est le sacrifice du jour du mois, quand il se renouvelle 3 , et il en est ainsi pour tous les mois de l'année.» Mais les rabbinistes supposent, qu'on doit faire les mois et les fêtes d'après le soleil astronomique 3 , et s'appuient sur ce que dit le Pentateuque (Deuter,4-6) « Contemplez la loi, car elle sera la gloire de votre sagesse aux yeux du peuple. » Quoique les Karaïtes comptent d'après l'apparition de la nouvelle lune, ils sont cependant obligés d'ajuster Tan lunaire avec l'an solaire. 7° Ils n'attachent point leurs théphitines au bras et à la tête, ni ne mettent les zizesses à leurs habits comme les Rabbinistes, mais ces objets sont
point avec l'ongle le prépuce, et ne sucent pas le sang. Anschel Herz Oppenheim, savant israélile, dans sa dissertation imprimée à Dessau en 1804, prétend que les Rabbinistes n'ont pas compris le mot hébreux qui, au lieu d'un ongle, désigne une lancette pour la circoncision.
1 Le fameux Franck père, dans son livre : Medicinische polizey etc., a écrit sur ce sujet. Le lecteur peut y puiser la source de ses opinions.
2 Le radical Chodasch a la signification de nouveau, c'est pourquoi en hébreux le mois s'appelle Chodasch,, parce qu'il se dirige d'après le renouvellement de la lune.
3 Voyez Jad Hachatakah par Maïmonides sur le calcul astronomique Kidusch haschanah. Le Jalkute ( chapitre Bau ) dit, qu'on exerce même au ciel le calcul astronomique des rabbins. « Les anges se groupent devant Dieu, et lui demandent quel jour sera le nouvel an ? Dieu leur répond : pourquoi me le demandez-vous ? vous et moi , nous devons consulter le juge du bas monde ». ( sanhédrin ).
appehdds ta mur de la synagogue, el ils y dirigent l& yeux en récitant les passages qui les concernent. 8° 11$ célèbrent le sabbat avec une grande rigueur et h'alldtncnt pointde feu, même dans le plus gtund froid. 9° Ils m&igéiït du pain, sans le?ain, pendant les sept jours de pâques, mais il n'observent point les mêtnes procédés en le ctiisant, comme les Rabbinistes. De même ils n'extraient point le sang de la viande au moyen du sel. 40* Quand un d'entre eux tombe malade, on appelle le thacham pour le conSôleh Celui-ci Tait une prière pour le malade, àveô k>ùsle9 assistants, puis, il parle sur l'immortalité de l'fttbfe, et la récompense dans l'autre vie
Quelque* mets i«r le 4r#it civil de* Kantlte».
Chez îes Juifs talmudistes, les parents maternels n'hérilent jamais les uns après les autres. Chez les Karaïtes, lorsque ces parents ne laissent point d'enfants, leur succession sert de dot ou de cadeau de mariage aux plus éloignés. Chez les premiers, la mère ne prend jamais de succession, chez les diitres, elle le fait, si les frères ou sœurs manquent.
L'ordre de succession chez les Karaïtes éét le Suitant: 1° les fils; 2° leurs enfants du sexe masculin; 3 6 les filles; 4° leurs enfants ; 5° les pères ; 6° les pères du grand-père ; 7° les propres frères; 8° les mères. Les enfants naturels chez les talmudistes et chez les Karaïtes ne sont pas repoussés de la succession, mais chez les derniers, ces enfants doivent être nés d'tine mère karaïte.
Les talmudistes peuvent disposer et faire donation dé
leurs biens d'aprèsleur volonté. Les Karaïtes peuvent don-
^e petite partie seulement aux étrangers, et leur tes-
de succession ne doit pas être fait au détriment dô
leurs successeurs naturels, même les legs dahs un but religieux ne sont pas valables. Les Karaïtes, à ce sujet disent t|ue les successions prolongent l'existence du genre humain, el lorsqu'un homme meurt, son droit à la propriété disparaît, donc une trarisaction faite avant de taôurir ne doit pas être exécutée si elle s'écarte de la justice et si les dons qu'elle renferme ne sont pas désignés avec la permission des successeurs. Chez les talinudistes, il est d'usage de donner à une fille la moitié de la valeur destinée au fils qui a le droit de payer sa sœur en argent.
Les Karaïtes n'observent pas cet usage et leurs femmes peuvent donner une partie seulement de ledr dot aux maris, afin que l'injustice ou l'avéugletaent d'amoui* ne les apauvrissentpas. Le partage entre frères est le même que chez les talmudistes, c'est-à-dire les deux parties échoient à laine et le reste aux autres. Les substitutions dans le testament n'ont pas lieu chez les Karaïtes. La polygamie est prohibée chez les talmudistes, tandis que chez les Karaïtes l'opinion publique seulement s'y oppose. Chez les premiers, la bénédiction nuptiale ne serait pas donnée en cas de pluralité des femmes, chez les derniers, on peut prendre quatre femmes pourvu que Ton ait de quoi les nourrir, vêtir, cependant, en général, ils n'ont qu'une, seule femme à la fois. Pour se marier, chez les Karaïtes on ne fait pas attention à l'âge, mais à la majorité des deux sexes. Après les fiançailles, les parties ne peuvent pas se dédire sans divorcer formellement. Le mari n'hérite jamais après sa femme, mais il prend ce qui a été stipulé en se mariant, et son droit sur le tout serait reconnu dans le seul cas où il n'aurait pas rencontré la virginité : ce cas constaté, après la première nuit, par les supérieurs, n'empêcherait pas néanmoins le mari de coha-
no
biter jusqu'à la mort de la femme. Les causes de divorce sont : 1° stérilité pendant dix ans; 2° si la femme était sourde, muette, imbécile, ou bien si elle avait mauvaise haleine; 3° Si le mari ou la femme mangeait les choses prohibées , ou n'observait pas les jours de fêtes ; 4* Si le mari cohabitait avec d'autres femmes; 5° Si la femme se refusait aux caresses du mari par obstination; 6° Si le mari délaissait sa femme et se mariait ailleurs avec une autre; 7° S'il ne veut pas nourrir, ni vêtir sa femme.
Les débats judiciaires chez les Karaïtes ne durent jamais longtemps. Leurs rabbins et arbitres vident tout différend en une seule séance. La bonne foi et la répugnance de la chicane font honneur à cette secte.
LesKaraltes s'habillent selon le costume du pays; leur extérieur n'a jamais une grande apparence, jamais ils n ; aspirent ni après la richesse, ni après le luxe.
Les articles de la foikaraïte sont les suivants: a) Tous les (*? mondes, avec ce qu'ils contiennent, sont des êtres créés ; b) Leur créateur n'est pas créé ; c) II est unique et il n'y en a pas qui puisse lui ressembler; d) Il a envoyé son serviteur Moïse; e) Il a promulgué par lui une loi parfaite; f) Qu'on comprenne la langue de la loi et son explication ; g) Que l'esprit de Dieu était aussi aux autres prophètes; &)Dieu reveillera les morts au jour du grand jugement; <!*** U*? t)Dieu récompensera chacun selon ses œuvres; A) Dieu t.« > «. n'a point rejeté son peuple dans la captivité, quoiqu'il le ; châtie, et c'est pourquoi Ton doit attendre journellement son salut par le Messie, le fils de David.
Dans un temps plus moderne fat faite la confession de foi par R. Béschitzy en ces terqpes :
4 .« Je croisa l'existence d'un Dieu, unique etsans semblable, et celui qui est seul notre Diea, est, fut et sera.
2 c Que ce Dieu unique est incorporel, et qu'il n'a point de qualités, ni de passions corporelles. '
3. « Que lui tout seul a créé le monde entier, et qu'il le gouverne avec sa grâce. Il est le premier et le dernier.