ACTE PREMIER
un de ces jours, puis M. André de Fugères, le voyageur infatigable... comme mon mari. Nous nous sommes rencontrés entre deux caïmans, dans une touffe de roseaux, sur les bords du Nil... Il se proposait de revenir aussi revoir bientôt la mère patrie. J'espère qu'il viendra de ce côté ; et, alors, une fois réunis, nous nous ferons une fin de saison adorable. Oh! d'abord, il faut que je m'amuse... Àhl dame, écoulez doncl je n'ai pas de temps à perdre, je serai vieille tout à l'heure.
RICHARD, riant.
Oui, oui; ohl vous avez bien vingt-sept ans par le fait I
MADAME DE MÉNIOLES.
Parle fait, justement!... Mais voyez-vous, monsieur le militaire, dans le mariage, c'est comme dans l'armée, les campagnes comptent double. Et j'ai toujours été en guerre avec mon mari.
(Richard etGoibert riant.)
GUIBERT, qni est remonté.
Je vois madame de Limours qui se dirige de ce côté.
RICHARD
Nous VOUS laissons! (il remonte ; madame de Ménioles les remercie.) GUIBERT, allant prendre son parapluie et son chapeau.
Après une longue séparation, vous devez avoir bien des confidences à vous faire, et notre présence vous gênerait. Venez monsieur de Gerves. (a Richard.) Mon ami, les scènes d'attendrissement, voyez- VOUS, ça m'attriste 1 (Guiberl et Richard disparaissent par l'escalier du fond, madame de Ménioles est remontée pour aller au-devant de Paula, et redescend après la sortie des deux hommes.)