ACTE ÔEUXlÊME
MARIE, au imitai de ses larmes, a Henri.
La ! vous voyez ?
HENRI,' à Marie.
Je vous conjure de...
MARIE
Laissez-moi, monsieur, (a Richard.) Monsieur de Celves, pardon!... mais je ne saurais vous tenir compagnie, j'ai trop envie de pleurer. (Elle s'éloigne.)
HENRI, cherchant à la retenir.
Mademoiselle Marie 1
RICHARD, te retenant.
Elfe ne vous écoute pas! c'est bien fait! Cette pauvre enfant! mais vous êtes donc des monstres en Touraine ?
HENRI
Mais en vérité, mon cher monsieur de Cellves, je ne comprends , rien à ce violent désespoir pour quelques petits conseils que...
RICHARD
Ah! très-bien! je sais de quoi il est question. Vous m'avez éclairé hier par un mot et... ne vous fâchez pas, mon gentilhomme. Je vous dirai que vous êtes un fou !
HENRI
Mais...
Le plaisant de l'affaire» c^est que vous tombez justement sur madame de Ménioles, la baronne la plus fantaisiste du faubourg Saint-Germain, qu'elle égayé parfais jusqu'aux larmes avec ses rêveries de toilette et ses airs évaporés.
HENRI
Comment ?
RICHARD, riant.
Eh ! sans doute ! Tenez, si vous m'en croyez, vous vous empresserez d'aller faire amende honorable et... (ses yeux se sont portés an dehors, il pousse un cri de surprise.) Grand Dieu !
HENRI
Qu'y a-t-il?
RICirARD.
Là-bas, au bout de l'avenue... C'est elle!
HENRI
Qui donc?
RICHARD, joyeux.
Mais, ma chère Hélène 1 la marquise de Verveda? Enfin 1 Ja voilà! C'est qu'elle est encore plus jolie que jamais! (a Henri.) Ah! mon cher monsieur de Francheterre, si vous étiez bien aimable?...
HENRI
Oui, j'irais me promener. Mais si je fais cela, je vais devenir votre complice.
Diles mon allié ! Bah! abandonnez donc l'Espagnol.
H.ïLÈNE, parait.
Sauvez- vous! (Henri sort a droite.)
DOMINIQUE, entrant en suivant Hélène.
Je vais avoir l'honneur d'annoncer madame la marquise.
HÉLÈNE
C'est bien, mon ami ! (Elle descend adroite et va s'asseoir sur le canapé. Dominique sort.)