ACTE DEUXIÈME
MARIE
Tenez, voyez-vous! On le soutient! Il peut à peine marcher.
Allons! qu'est-ce qu'il y a encore?
HIPPOLYTE, entre deux domestiques* Doucement, doucement! je crois que j'ai quelque chose de cassé. (On le conduit à la table ; les domestiques remontent. Guibert reste près d'Hippolyte*.)
Est-ce que tu as voulu embrasser encore une statue?
HIPPOLYTE
Non, non, mon oncle... (Guibert le fait asseoir à gauche.)
ANDRÉ, regardant Hippolyte.
Ah! voilà donc le neveu?
MARIE
Gomment vous sentez-vous?
HIPPOLYTE
Oh! ma plus cruelle blessure n'est pas là?
MARIE, étonnée.
Gomment?
Veux-tu te taire, animal !
DOMINIQUE, annonçant.
M. de Puitjallon! Madame la comtesse de Ronzoffl
ANDRÉ, a part.
Éva!
* GEORGES, à part.
Elle ici?
* Hippolylc, Guibert, Henri, Riihard, Georges, madame de Mentales, Uexeray Paula, Hélène. .
MÉZERAY, a part.
Ensemble I
ANDRÉ, de même.
Voilà qui est singulier I
GEORGES, de même.
. Quelle fatalité ! (De PoiljaUon entre, donnant le bras à la comtesse Êra*.) PUITJALLON, s'inclinant.
Monsieur le comte... (a Pania) Madame, excusez-nous, mais nous n'avons pas cru devoir abandonner votre jeune blessé aux soins Se nos domestiques.
PAULA, à part.
Georges e$t bien ému! Qu'a-t-il donc?
Mais qu'est-il arrivé?
é va.
Mon Dieu t monsieur, je ne sais quel vertige a saisi ce jeune homme; mais, comme nous traversions une clairière, il s'est jeté tout à cojip devant moi. Nous étions lancés à fond de train. Je n'ai pas eu le temps de retenir mon cheval, et alors...
Ah ! je comprends 1 mon imbécile avait cru reconnaître...
HIPPOLYTE, d'une voix dolente.
Fanny Périer, mon oncle...
ANDRÉ, qui s'est avancé vers Éva.
Madame la comtesse !... •
ÉVA, avec un mouvement, à part.
Lui!
ANDRÉ
Me permettra-t-elle?...
* Guibert, Hippolyte, Hen.i, Mlzeray, Richard, au fond; Puiijallon, Éva, au milieu de la scène; Jfézeray au-dessus d'Eva; Paula, Marie sur le mcme plan qu'Eva ; André à. l'extrême droite, qui observe la scène.