ACTE DEUXIÈME
KVA, saluant.
Monsieur, je suis heureuse de vous rencontrer...
ANDRÉ, a part.
Je ne crois pas I
PAU LA, qui observe Georges, à part.
Georges connaît- il donc cette femme?
ÉVA, contenant son trouble.
Vous m'assurez que cet accident n'aura pas de suites fâcheuses... Nous n'avons donc plus qu'à nous retirer en vous priant, madame, de vouloir bien nous pardonner la façon un peu brusque dont ' nous nous sommes présentés chez tous.
' PAU LA, s'inclinant légèrement*
Madame...
PUITJALCON, arec une intention maligne.
Du reste, monsieur, le comte, cet événement nous permettra, à madame de Ronzoff et à moi, de vous faire nos adieux, pour le cas où, par malheur, nous n'aurions pas le plaisir de... (appuyant) de VOUS revoir au château... (Mouvement de Georges.)
PAU LA, qui ne le quitte pas des yeux, à part. • C'était pour elle qu'il y allait!
MÉZERAY, bas, à, Georges.
Ce sournois de Puitjallon se venge des préférences dont vous avez été l'objet. ( Il remonte au fond. )
ANDRÉ, a part. • Oh ! oh 1 ou je me trompé fort, ou il y a quelque anguille sous roche 1 une anguille à la tartare!
PUITJALLON, allant à un des valets restés au fond. Faites avancer les chevaux.
PAUL A, avec une émotion contenue à Éva.
Madame... quittez-vous donc sitôt notre belle Touraine?
ÉVA
Hélas ! oui, madame, je ne puis rester davantage.
PAUL A, de mène.
Et... vous partez...?
ÉVA
Dans trois jours. (Mouvement de Georges.) PAU LA, a part.
Trois jours! C'est bien celât... Il devait la suivre !
MARIE, bas, à Paria.
Qu'as-tu donc?
PAU LA , se remettant.
Rien, rien, Marie.
MÉZERAY, qui était aa fond et lorgnait.
Ah! enfin, voilà donc M. de Vcrveda.
RICHARD
Je vais donc te. voir.
MÉZERAY, à Verreda, qui entre.
Eh bien, marquis, cette nouvelle?
VERVEDA.
On l'apprendra toujours trop tôt!
RICHARD, à part.
Comment, c'est ça l'hidalgo!
MÉZERAY, an fond.
Ah! nos paysans ne se trompaient pas, ça monte! ça monte!
GEORGES
Eh bien, monsieur le marquis?
• VERVEDA.
Monsieur le comte, j'ai le regret de vous apprendre que monsieur votre oncle...
GEORGES
Eh bien, mon oncle?
VERVEDA.
N'existe plus!