SCÈNE II Les Mêmes, PAULA
PAU LA entre de la gauche et descend en scène en regardant la pendule.
Déjà midi ! et Georges n'est pas rentré encore. (Arec douleur.) Il ne se cache même plust quelle est ma rivaie?... La comtesse Éva?... Oui, peut-être. — Car, après être entrée presque de force dans ma vie, elle s'en est retirée tout à coup... Elle tAche bien encore de m'attirer chez elle, mais elle n'ose plus paraître chez moil... Ohl la jalousie, quel supplice !
GUIBERT, a André.
Ce n'est pas l'embarras. 11 faut être juste, elle n'a pas l'air gai.
PAULA
Heureusement, j'ai là ma consolation — ma petite Madeleine...
(Guiberl soupire, André lui pousse te coude. Paula les aperçoit, et prenant aussitôt un air riant.) Ah! M. de Fugerès, et M. Guibert aussi 1... Ah! c'est gentil, à vous, messieurs, d'êlre venus de si bonne heure me serrer la main.
ANDRÉ
Madame...
PAULA
Ah 1 c'est que, moi, j'ai toutes les superstitions de ma chère patrie, et je crois que deux figures amies aperçues au réveil sont d'un heureux présage pour toute la journée.
ANDRÉ, bas, à Guibert.
Voilà la gaieté de commande dont je vous parlais; on riait comme cela à la COUr de Schahabaham. (Guibert descend à gauche en passant derrière Paula, qui s* est assise sur le canapé. **)
PAULA
A propos 1 monsieur Guibert, hier soir, le whist vous a-t-il été favorable ? (Elle lui fait signe do s'asseoir.)
* Paula, Guibert, André* *♦ Guibert, Paula, André.