L'ÉLU
Aux abords de la gare Sainl-Lazare.
Foule codipacleque les agents repoussent sans brulalilé et seulement pour ipie le passage soit li')re.
Un ouvrier, à sa femme. — Tiens, Ugénie, calons-nous là!... nous 1' veri-ons très bien ! . . .
La femme, qui traîne par la main un gosse. — T'es sûr?...
Un l'EïiT VOYOU, seize ans, le nez en l'air, les yeux brillants, les cheveux drus. — Soyez
108 LES IZOLÀTUKS
tranquille, Madame ! ... y peut pas passer sans qu'nous 1' défrimoussions...
La femme. — Oui... mais si y ne passe pas par là?...
L'ouvrier. — Par où veux-lu ([u'y passe?. . .
La femme. — J' sais pas, moi !... par aut' part... {V ouvrier hausse les épaules.) C'est qu' faudrait voir à n' pas 1' rater... rapport au p'iit surtout, ({u'on n' l'a sorti qu' pour y montrer. . .
Le gosse. — C'est y qu'y vient?...
L'ouvrier. — Mais non!... y va pas passer à c't' heure...
Le gosse. — Quand c'est qu'y va passer?...
L'ouvrier. — Pus tard... on t' le dira...
La femme, au gosse. — Tiens-toi tranquille... on te r dira pisqu'on n' t'a sorti qu' pour (;a!...