‹ Les Jacobites; drame en cinq actes en vers, représenté pour la première fois sur le théatre national de l'Odéon, le 21 novembre 1885Chapitre 41 sur 80 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

Ces hommes qui sont là ne m'ont pas vue entrer; Ils l'ont dit, s'ils trouvaient dans la femme inconnue. Une fille de rien, la première venue, Sur les amours du Prince ils fermeraient les yeux. Leur honneur étant sauf, ces nobles orgueilleux S'éloigneraient avec un méprisant sourire. Oh! l'horrible moyen que le danger m'irspire! Mais il est sûr. Je sauve ainsi cette Dora. Dans la chambre voisine elle se cachera. Et les chefs, ne trouvant rien qu'une pauvre fille. Belle et libre après tout, n'ayant point de famille. Dont un jeune homme s'est un instant diverti, N'abandonneront pas le Prince et son parti... Qu'importent ma pudeur, ma bonne renommée? Que l'Ecosse et son chef conservent leur armée ! Et puisse rholoc2uste, au ciel, être approuvé, De mon honneur perdu pour mon pays sauvé !

Ofi frappe violemment à la porte.

DORA, se relevant épouvantée. Ciel!

CORDON DE GLENCOÉ, au deJiors.

Ouvrez sur-le-champ! ou j'enfonce la porte.

LORD FINCALL, ail (IcIlOrS.

Vous attendrez, Gordon, que cette femme sorte!

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DORA

Mon mari !

GORDON DE GLENCOÉ, aU dcllOrS.

Non, Donald est par trop en retard, Et je vais attaquer la serrure au poignard; Car la dame est déjà, peut-être, dénichée.

MARIE, bas et impétueusement, en prenant Dora par la main.

Entrez dans cette chambre et restez-y cachée. Je vous sauve.

Elle V entraîne, par la porte a droite. La porte du jond craque et s'ouvre violemment; Gordon de Glencoé se précipite dans la chambre, suivi de lord Fingall.

scÈ:^CE lîi

LoKD FINGALL, GORDON de GLENCOÉ, puis MARIE.

GORDON DE GLENCOÉ.

La chambre est déserte... Fouillons La maison.

Marie reparaît sur le seuil de la porte de droite et, à

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