‹ Les Jacobites; drame en cinq actes en vers, représenté pour la première fois sur le théatre national de l'Odéon, le 21 novembre 1885Chapitre 42 sur 80 · ACTE III, SCÈNE III Jl · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III Jl

V aspect des deux hommes^ se cache la figure avec son bras. Gordon de Glcncoé V aperçoit.

Ah! voici!...

// va vers elle^ lui écarte le bras du visage et l examine.

Cette fille en haillons!...

Nous nous sommes trompés...

LORD FiNGALL, la reconnaissant à son tour.

Marie ! Est-il possible?

MARIE, à part, se cachant de nouveau le visage. Ahl je n'aurais pas cru que ce fût si terrible !

CORDON DE CLENCOÉ.

Ainsi, vous connaissez cette femme, milord >

LORD FINGALL.

Hélas! oui.

MARIE, à part.

Que j'ai honte! Oh! c'est pis que la mortl

GORDON DE CLENCOÉ.

Est-elle, par hasard, mariée à quelque homme Du clan des Mac-Fingalls ?

LORD FINGALL.

Nonl elle est libre, en somme.

Mais je la croyais pure, et je murmure: Hélas! Comme à voir dans la fange un rameau de lilas.

GORDON DE GLENCOÉ.

Enfin, nous ne trouvons ici qu'une amourette.

Vous aviez donc raison, Milord, et je regrette

De n'avoir pas à vos avis rangé les miens...

Cependant, il me reste un doute, j'en conviens.

Cette enfant est assez belle sous ses guenilles;

Mais qu'un Prince ait du goût pour de pareilles filles!...

Oui, je garde un dernier soupçon...

MARIE, h part.

Il doute encor!

Faisons donc un dernier sacrifice.

Elle prend dans sa poitrine et laisse tomber à terre la bourse que Charles-Edouard lui a donnée à l'acte précédent,

GORDON DE GLENCOÉ.

De l'or!...

Je comprends.

LORD FINGALL, ramassant la bourse.

Une bourse... Elle est brodée aux armes

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