ACTE IV, SCENE 11 ^f
Ah ! oui ! Peut-on garder un objet qu*on ramasse, Grand frère >... Je me dis tantôt oui, tantôt non...
DUNCAN
Il divague... Voyons, laisse-moi; mon garçon; Car j'ai pour le moment de plus graves affaires. Tiens, dans le petit bois, j'ai vu des primevères... Tu sais, où le taillis forme comme un bosquet... Va les cueillir.
JOÉ
Hurrah ! Je vais faire un bouquet !
// sort en courant.
SCÈC^E II DUNCAN, RUTH, puis Lord FINGALL.
RUTH
Tu le chasses !
DUNCAN
Parfois sa démence bavarde Me lasse... Mais vraiment, comme le maître tarde !
Ahl je suis inquiet quand il n'est pas ici... Pourvu qu'il ne soit rien arrivé...
Lord Fingdll paraît à la porte du fond, il est vêtu dliahits de paysan^ avec une sorte de limousine ^ et marche lentement, l'air accablé et les yeux fixés à terre,
RUTH
Le voici.
A lord Fin gai l.
Vous venez de là-bas, milord?
LORD FINGALL.
Oui.
DUNCAN
Votre Grâce N'a besoin de rien >
LORD FINGALL.
Non.
S' approchant du vieux fauteuil de paille.
C'était à cette place!...
Elle me souriait encore... Elle a laissé Tomber sa tête, avec un air d'oiseau blessé... J'ai senti se crisper sa main pâle... oh ! si pâle !... Et puis, tout doucement, sans effort, sans un râle, Comme un petit enfant ferait pour s'assoupir,