ACTE IV, SCÈNE 11 ÇÇ
Alors que commença celte guerre cruelle. Joyeux, je chevauchais botte à botte avec elle, Et sans quitter le trot, dans les étroits sentiers, Pour elle j'arrachais leurs fleurs aux églantiers. Sans voir, hélas ! dans mon aveuglement stupide, La Mort, qui conduisait son cheval par îa bride.
On entend quelques coups de fusil tirés dans Véloignement.
Des coups de feu !
RUTH
DUNCAN
Mon Dieu! quelque nouveau péril!
LORD FINGALL.
S'il est mortel pour moi, Duncan, ainsi soit-il 1
DUNCAN, désignant la petite porte h gauche. Milord, milord 1... Rentrez dans votre chambre... vite 1
LORD FINGALL.
Tu prévois un danger et veux que je l'évite.
Soit! Mais c'est pour te plaire, et, quand l'heure viendra,
Je suis tout préparé... Dora ! pauvre Dora 1
// sort à gauche.
100 LESJACOBITES
scè:?CE m
DUNCAN, RUTH, puis LE PRINCE.
D u N c A N, écoutant, près de la porte du fond. Plus de coups de fusil.
RUTH
Ah ! Duncarij je suis pleine D'inquiétude!... On chasse à l'homme, dans la plaine... Tu n'as pas, tout à l'heure, entendu quelques cris, Au lointain?
DUNCAN
Non.
RUTH
Seigneur, veillez sur les proscrits Et gardez du péril notre pauvre demeure !
DUNCAN, descendant en scène.
Non... Je n'entends plus rien.
En ce moment j le Prince arrive en courant et s'arrête,