ACTE I, SCÈNE III
Caméron, Clanranald, Fraser, les belliqueux... Serez-vous moins hardis er moins fidèles qu'eux?
La cloche sonne.
LE \'IE1L ENOCH
Calme-toi, vieil Angus !... La cloche nous appelle Et l'office divin commence à la chapelle. Nous y demanderons au Seigneur, ce matin, Si par les montagnards, sans un échec certain, La bonne cause peut être encor défendue. Au revoir.
DUNCAN, à part.
C'en est fait, et l'Ecosse est perdue!
Les montagnards entrent tous dans l'église.
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ANGUS, MARIE
MARIE
Eh bien, grand-père?
ANGUS
Eh bien! je suis désespéré !, Car à Charle-Édouard les chefs l'ont déclaré : On ne peut rien tenter d'utile pour sa cause Sans les mille fusils dont lord Fingall dispose.
MARIE
Lord Fingall est loyal; on peut compter sur lui.
Mais ceux-là !
ANGUS, montrant l'église.
MARIE
Tout espoir n'est pas évanoui.
Tandis que vous parliez, j'ai vu plus d'une bouche Se crisper, et j'ai vu plus d'une main farouche Au ceinturon de cuir chercher le coutelas; Et quelques mots de plus les entraînaient.
ANGUS
Hélas î // s'assied^ accablé, sur une pierre tombale.
MARIE
Eh, quoi!... Le noble Angus désespère et défaille! Cher grand-père, aujourd'hui, c'est veille de bataille,